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On croit rêver |
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Vous pouvez, si vous le souhaitez, déposer un petit mot dans ce livre d'or. Laissez moi vos impressions, vos observations au sujet de ce blog... Merci !
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11月25日 Les boulets du samedi soir !Allez, à trois, on bouge la tête comme Jim Carrey !... Et on continue même sans la musique !
11月17日 Paname PanameLe canal St Martin et la place de la Concorde à Paris
Deux jolies cartes postales reçues de ma super amie écrivaine blablablogueuse, Solène ! Merci So, à très vite, gros bisous !
Son deuxième roman, un polar intitulé Le T shirt blanc, est disponible sur Amazon.
11月9日 Que sont devenus les héros de Disney?Le destin reel des heros de Disney Trouvé sur le Net olivier.aranjo.free.fr/Disney.pdf Nous avons toujours aimé les adorables personnages de Disney. Pendant des années et encore maintenant, ils nous ont fait pleurer, rire, espérer, et servi de modèles. Récemment, Disney a accepté de divulguer la vérité: les personnages n'ont pas tous été ces modèles de bonheur parfait et de joie perpétuelle. Voici, pour la première fois, les destins REELS des personnages de chez Disney: MICKEY: mort de maladie vénérienne au contact des prostituées, après avoir attendu pendant 50 ans que Minnie lui dise "oui". MINNIE: cf Mickey. DINGO: assassiné pendant son deuxième mandat de Président des États-Unis. PLUTO: attrapé par la brigade canine ; jamais réclamé, il a été euthanasié. PATIBULAIRE: liquidé par la mafia russe. DONALD: servi laqué dans un restaurant chinois d'Hollywood. DAISY: cueillie par une balle perdue lors d'une fusillade. GONTRAN BONHEUR: a eu la chance de pouvoir attraper le Boeing 800 de la TWA. ONCLE PICSOU: mort dans la plus noire misère après avoir subi le plus gros redressement de toute l'histoire du fisc américain. RIRI, FIFI & LOULOU: inculpés dans une affaire de pornographie pédophile. BLANCHE NEIGE: s'est à nouveau faite avoir au vieux truc de la pomme empoisonnée. LE PRINCE CHARMANT: a fini la tête au bout d'une pique lors de la révolution. ATCHOUM: mort de pneumonie. GRINCHEUX: mort sur la chaise électrique pour avoir abattu quinze personnes dans un MacDo. JOYEUX: tué par un déséquilibré dans un MacDo. DORMEUR: ne s'est jamais réveillé. SIMPLET: a confondu pistolet et sucette. MARY POPPINS: abattue dans l'espace aérien irakien. WINNIE L'OURSON: mort de crise cardiaque ; a pulvérisé tous les records de taux de cholestérol. ALICE (du Pays des Merveilles): a passé presque toute sa vie dans un asile psychiatrique. LE LAPIN PRESSÉ: pressé, n'a pas fait attention au collet. LA REINE DE COEUR: guillotinée lors de la révolution. LE CHAPELIER FOU: mort d'un empoisonnement au mercure. LE LIÈVRE: noyé dans sa théière. LA BELLE AU BOIS DORMANT: réveillée en 1986, est morte du sida que le Prince Charmant lui avait refilé. CENDRILLON: assassinée par sa marâtre et ses demi-soeurs dans un accès de jalousie. LE PRINCE: mort en exil après la révolution. PINOCCHIO: devenu une armoire normande de valeur. GEPETO: mort du tétanos après s'être mis une écharde dans le doigt. JIMINY CRICKET: mort dans un impact à grande vitesse contre une vitre. FIGARO: tombé dans le bocal du poisson. DUMBO: disparu dans un réacteur de Boeing 747. PETER PAN: prostitué, mort d'une overdose. CLOCHETTE: a succombé aux avances trop pressées d'une luciole mâle. CROCHET: attrapé par le crocodile. LE CROCODILE TIC-TAC: pulvérisé par la police lors de Vigipirate à cause de son bruit. MOUSSE: heureux propriétaire d'un bordel à Porto Rico. BAMBI: abattu par un membre de la National Rifle Association armé d'un AK-47 ; le corps n'a jamais été retrouvé. PANPAN: engagé dans le déminage à Sarajevo, a fait 'pan' une fois de trop. BERNARD & BIANCA: disparus l'an dernier lors d'une mission en Belgique. EVINRUDE : bêtement gobée par un brochet. SOS SOCIETE: récupérée par l'Église de Scientologie. BALOO: sert de descente de lit dans un hôtel de luxe de New Delhi. MOWGLI: victime de Riri, Fifi et Loulou. BAGHEERA: avait élu domicile à Bhopal. LA BELLE & LE CLOCHARD: vendus à un restaurant cantonais. LES 101 DALMATIENS: 53 écrasés par des véhicules divers, 5 empoisonnés par de la mort-aux-rats, 3 euthanasiés pour agressivité, 6 euthanasiés à la SPA faute de nouveau maître, 3 abattus dans des accidents de chasse, 2 déchiquetés par le sanglier qu'on chassait, 12 morts de mort naturelle, 10 de maladie, 6 tués dans des combats de chien, 1 tué par un chat. CRUELLA: repentie, travaillait pour la SPA ; euthanasiait les chiens et s'est piqué avec son aiguille. ELLIOT LE DRAGON: accompagnait Mary Poppins en Irak. TRON : victime d'une coupure de courant. JESSICA RABBIT: choriste des Guns & Roses après avoir arrêté les films pornos. ALADIN: attrapé à voler une fois de trop, mort lors de l'ablation de son pouce. LE GENIE: abattu par la NASA dans l'espace. LE ROI LION: fierté du zoo de Plouc-sur-Somme 11月7日 roman livre 2 (19)1
1 Jérémy entrouvrit ses paupières et sa chambre lui apparut comme un mirage, vaporeuse, irréelle. Il se redressa sur ses coudes, les yeux mi-clos. Des rais de soleil filtrés par les stores striaient la pièce d'une lumière caressante. Une silhouette animalière se découpait dans la pénombre claire. Elle l'observait du bout de son lit, semblant figée dans l'éternité. Ces oreilles allongées lui étaient familières. Pour peu qu'elles eussent été rondes, elles auraient formé des trémas sur un corps droit et maigre comme un i. Ses traits n’avaient rien d’humain, mais il avait tout de l’être humain. "Jo !" Il s'éjecta de ses draps pour se jeter à quatre pattes au pied du paddock. Mais ses mains ne s'étreignirent que la texture cotonneuse d’une peluche. Son Bunny qui était devenu si peu à ses yeux quand auparavant il comptait tant, qu'il avait imprégné de son odeur, de ses larmes, et qu'il avait chassé de ses draps sans nul état d'âme. Cruels enfants qui vouent à l’oubliette les compagnons qu'ils chérissaient encore la veille ! Quel poids avait un lapin synthétique face à des nounours de l’espace ? Aucun, mais il était tout ce qui lui restait. "Jo, susurra t'il des sanglots dans la voix, son fidèle ami serré fort contre sa poitrine. Qu'est-ce qu'ils ont fait de toi ? Qu'est-ce qu'ils ont fait de vous tous ?" Son doudou se soulevait au rythme accéléré de son cœur. Chacun de ses battements lui rappelait que s’il n’avait qu’un animal de coton dans les bras, lui était bien vivant. Bunny ne pouvait rien pour les Goozmes, prisonnier de sa condition de peluche. Rien à part recevoir ses pleurs qui habillaient son pelage bleu de perles brillantes éphémères. A lui de faire la différence avec ce lapin made in loin d’ici qui lui servait de buvard à larmes. Il n’était pas une chiffe mais un homme ! Ses amis attendaient de lui qu'il mette tout en œuvre pour les sauver ! Mais il n'y arriverait pas seul. Les débris du vaisseau ! Quelques morceaux d’épaves pouvaient donner du crédit à son histoire. Pour autant, sa famille serait-elle disposée à lui venir en aide ? Un problème à la fois, il s'agissait d'abord de retrouver les restes de l'astronef. Vincent lui avait promis de l'emmener près des anciennes carrières, dans le bois où s'était précipité l'Aigle. Il se frotta les yeux, histoire de les désensabler, et scruta l'heure sur son réveil Mickey. Les bras de la souris faisant office d'aiguilles marquaient 10 heures passées. Déjà ! Il n'y avait pas de temps à perdre ! 2 « Tu fais un pas et je lui fais sauter sa cervelle ! » Ce zig là était l’archétype physique du méchant des nanars d'action américains. De vilaines cicatrices barraient son visage rugueux taillé à la serpe, au sens propre du terme, car il était peu probable qu’il s’eût fait ça en se rasant. Sa tignasse peroxydée dissimulait à peine des boucles d’oreilles ostentatoires par lesquelles il revendiquait sa part de féminité, à moins qu’il ne les portait seulement pour le style. Ce coco était une espèce nocive. Il n’y avait qu’à voir le canon de son Beretta pointé sur la tempe d’Alice, pour s’en convaincre. L’ordure ! La pauvre était bien incapable de se défaire de son avant bras droit musclé tatoué d’une jolie violette qui lui comprimait la gorge, un peu plus chaque seconde. Impassible, un chewing gum dans la bouche, Vincent leva son 357 Magnum « T’oseras jamais tirer ! » paria le scélérat, avant d’éclater d’un rire sardonique, dévoilant une rangée de dents en or. Un coup de feu, et l’hémisphère nord de sa tête vola en éclats. "Il ne faut jamais dire jamais !" déclara le tireur avant de cracher son chewing gum avec une suprême élégance. -Oh, Vincent! s'écria Alice en se jetant dans ses bras. J'ai eu si peur ! -C'est fini. Il ne te fera plus de mal, lui promit-il tandis qu'elle inclinait sa tête sur son épaule, et laissait exploser ses larmes. Il se sentit devenir de pierre au contact de ses petits seins de porcelaine qu'une odieuse main lubrique avait partiellement dénudée. Tout à coup déboula un porc coursé par une icône du Paf connue pour aimer réunir une ménagerie sur le plateau de ses émissions et qui répétait : "Le cochon ! Le cochon ! Le cochon !" en brandissait un couteau de boucher. Surgit alors un T rex qui dévora l'animateur mais épargna le gigot en sursis. Ses yeux se rouvrirent sur le plafond immaculé de sa chambre. Quel rêve débile ! Celui qui s'occupait du scénario méritait le goudron et les plumes ! Cela avait pourtant bien démarré avec Alice blottie dans ses bras, sa douce poitrine pressée contre son thorax. Il y avait des rêves dont on ne gardait aucune bribe à la fin de son sommeil. Ce n'était pas le cas de celui-ci. Il contrôla ses draps, des fois qu'eux aussi s'en seraient souvenus. Aucune trace de largage. L'intervention coup sur coup de Christophe Dechavanne et du tyrannosaure lui avait coupé son effet, net. La porte de sa chambre s'ouvrit prestement, libérant une lumière dont il n'eût su dire dans les premières secondes si elle lui arrivait du couloir ou d'une autre dimension. Ah, la magie du réveil ! L'irruption d'un lutin fébrile le fît pencher pour la deuxième hypothèse. " Lève toi, il est déjà 10 heures ! On a l'épave à retrouver !" Vincent enfouit sa tête sous les draps en ruminant. L'épave ? C'était lui l'épave depuis qu'une belle blonde lui avait opposé une fin de non recevoir à la dernière soirée. Il avait déposé son cœur à ses pieds mais puisqu'elle n'en avait pas voulu, il était reparti avec sous le bras. Je t'ai toujours vue comme un ami. Maudit Cupidon qui l'avait affublé des lunettes de l'amour mais n'avait pas fourni de paire à Alice ! "Allez, lève toi ! insista Jérémy en le secouant sans ménagement. - Fous-moi la paix ! grommela le dormeur d'une voix ensuquée. -Tu m'avais promis !" Pourquoi est-ce que c'était toujours plus facile dans les rêves ? Parce que si ça ne l'était pas, vu tes exploits sur les stands de tir, c'est ta poupée qu'aurait dégusté la praline, pas le méchant ! Son frère releva en grand ses stores, inondant la pièce d'une lumière inhumaine. Vincent plongea la tête dans son oreiller. Infliger ce genre de traitement à une personne encore dans le coltar méritait une condamnation par Amnesty International ! Son supplice ne s'arrêtait pas là. L'infect gamin rejeta ses couvertures avec autant d'état d'âme qu'un sergent instructeur de l'armée. "Alors toi t'as intérêt à courir très vite ! aboya Vincent en se redressant comme un ressort. -Le dernier arrivé à la cuisine a perdu ! lança son frangin jugeant le moment venu de ficher le camp." 3 Encore engourdi de sommeil, Athos émergea d'un terrier. On eût dit une marmotte à sa sortie d'hibernation. Il jucha ses besicles sur le museau, dressa ses oreilles pendantes, de sorte à prendre la température générale. Un silence rassurant l'encouragea à se transporter hors de sa tanière. Gêné par l'éclat du soleil de dix heures, il sortit de sa poche ventrale une paire de lunettes fumées qu'il apposa sur ses verres optiques. Il épousseta ensuite méticuleusement son pelage maculé de terre avant d'étirer ses muscles ankylosés. Il eût envie de baguenauder un peu dans le maïs avant de penser que c'était prendre des risques avec son ouïe vieillissante et sa vue sur le déclin. Le secteur regorgeait peut-être de mauvaises rencontres : un humain armé ou une bête comme cette belette délogée de son terrier par les gros bras de l’équipe ? Sly et Spikey avaient écopé dans la bagarre de légères griffures au museau. Le confort était spartiate et l'exiguïté de la galerie les avait obligés à dormir collés les uns aux autres. Mais dans la situation actuelle, il ne s’agissait pas de faire le difficile. Athos s'assit pour écouter le silence. Le seul son à lui parvenir était le bruissement du maïs, léger comme un murmure. Peut être étaient- ce ces dernières volontés qu’il murmurait avant la grande fauche ? En effet, ses grandes tiges sèches aux feuilles parcheminées étaient un appel à la récolte. Réflexion faite, Athos trouvait ce calme inquiétant. Ou étaient passés tous les hommes et leurs chiens dont les échos avaient porté jusqu' à lui pendant une partie de la nuit ? Avaient-ils renoncé aux recherches ? J’en doute fort. Maintenant qu'ils connaissent notre existence, ils nous traqueront sans relâche ! songea sombrement la créature. Après une journée de pluie, le ciel d'un bleu d'hématome s'était refait une couleur. Athos calcula par la position du soleil que la matinée devait être à la moitié de sa vie. A quelques mètres de lui, une tête myope de taupe sortit de terre. Elle resta immobile, le museau au vent, à prendre la température. "A la deuxième taupe, il sera dix heures !" plaisanta t'il. Le mammifère se rapatria fissa dans son abri. Eh, reviens l’ami, c’était pour rire ! Athos l’oublia très vite et son attention se reporta sur les gigantesques plants de maïs aux allures de barreaux métalliques qui le cernaient de tous parts. Il se sentit soudain oppressé dans cette prison céréalière. L'envie le prît de coucher ce sentiment sur papier. Mais, catastrophe ! Son journal de bord avait disparu de sa poche ventrale ! Il était la mémoire de quatre mois de voyages depuis leur départ de Goozmes. Sans son carnet, c'était comme si aucun d'eux n'était jamais parti ! Le contenu tenait du journal intime, non du rapport universitaire. Son expédition était botanique, or il n'avait jamais cessé de l'envisager sous un angle humain. Il avait beaucoup appris de son équipage et de Jérémy, avant tout une leçon de vie qu'aucun livre ne lui avait jamais inculqué. A son tour, il leur avait fait partager sa science et sa sagesse. Quatre mois d'échanges perdus, peut-être tombés entre des mains malintentionnées. Ses soupçons se portèrent sur ce biologiste dont ils avaient bien tous failli servir de cobayes. Il eût espoir qu'un Goozmes avait ramassé son carnet sans penser à lui rendre. Il trouva là un motif légitime pour réveiller ses amis. Hélas, aucun n'avait retrouvé son manuscrit. "Quel malheur ! Quelle trace de notre voyage rapporterai-je à notre retour ? - Pourquoi ça t'inquiète, puisqu'on sera jamais de retour ? maugréa Froggie optimiste dès le réveil. -Merci de nous mettre le moral comme ça le matin, grinça Spike en se frottant ses yeux enfarinés." Les Goozmes sortirent chacun leur tour à la lumière du jour. Trahi par sa corpulence, Orsie se retrouva coincé aux portes. Il ne dut son salut qu’aux efforts conjugués de son frère pour le pousser au train et de Spikey qui le tira par les pattes avant. Le terrier libéra son prisonnier dans un « plop »de bouton de champagne. L’opération dût être répétée pour Barny. Les yeux des créatures papillotèrent sous le feu du soleil de dix heures. Leur rétine accusait le passage éclair de l'obscurité à la lumière. Petit Prof disposait d'un stock de lunettes fumées dans sa poche kangourou. Il distribua une paire à chacun. "Ta poche c'est une vraie caverne de Barbapapa ! s’exclama Froggie. -D'Ali Baba, corrigea le doyen. Un des héros des Mille et Une Nuits. Je suppose que ça ne te parle pas. -Non, ça me parle pas ! Mais c'est pas une raison pour prendre cet air supérieur !" Tout le monde était servi. Dans ce cas, pourquoi restait-il une paire ? (à suivre) 10月31日 Léo et l'ombre perdue (suite et fin)6. Dans la rue Ext. Nuit. Les deux amis sortent du pub où affluent de nombreux jeunes et commencent à marcher dans le Vieux Mans. Jeff T'es rassuré maintenant? Il y en a tout un tas à faire partie du même club que toi... Léo Je sais pas si je dois trouver ça rassurant ! Personne n'a encore d'explication. Jeff Et on connait pas encore l'ampleur. Il y a pas de raisons que ça ne touche que notre ville, le phénomène peut s'étendre à la Terre entière. Après on peut imaginer que... Un silence Léo (attendant la chute) Que quoi? Jeff Que toutes les ombres disparues se coalisent, forment une gigantesque armée, et nous exterminent jusqu'au dernier ! L'armée des ombres... (gueulant comme un prophète) Tremblez pauvres mortels, Satan envoie ses anges déchus pour vous voler votre âme et vous entraîner dans les plus profonds ténèbres! Un gothique qui passait par là apostrophe Jeff Gothique Ouais, vive Satan ! Vive le gothique ! Eh mec, qu’est ce qui te fait le plus tripper? La batcave ? Dark Wave ? Death rock ? Post punk ? Dark falk ? Jeff Hein ? Quoi ? Gothique T’es plus Ramnstein, Inkubus Sukkubus, The Cramps ? Jeff Connais pas… Gothique (continuant d’énumérer)Dark angel, Marylin Manson, Megadeth… Jeff Bon, le corbeau, tu me lâches avec tes groupes à la con ? Gothique Groupes à la con ?... Hérétique ! Va brûler en enfer ! Chacun s’en va de son côté. Les deux amis reprennent leur conversation. Léo Bon, je crois qu’il faut revenir à la réalité. On n’a jamais vu une ombre tuer quelqu’un, ailleurs qu'au cinéma ! Et qui sait si les ombres n’ont pas peur de leur ombre ? Jeff (pas convaincu)Maintenant qu’on a fait un bond dans l’irrationalité, ça me paraît plus tout à fait impossible… Moins impossible toujours qu’une victoire du PSG sur le Réal. Allez viens, je t’invite voir le match. Léo Merci, mais ils rediffusent l’Armée des Ombres à la télé… 7.Chambre de Léo. Int. Pénombre. Le jeune homme se réveille, étire ses bras en baillant. Il se tire de son lit, se frotte les yeux, va ouvrir les rideaux de sa chambre. La lumière du soleil inonde la pièce. Il prend la direction de sa salle de bain quand, soudain, sa chambre est plongée dans la pénombre, quelques secondes durant. Le temps de se retourner, le soleil est revenu. Intrigué, il retourne à la fenêtre, l'ouvre, sort la tête dehors. Il regarde à droite à gauche. Il a l'explication sur sa droite. Mais de quoi s'agit-il? Léo (sautant comme un cabri)Oh la la! Merde alors ! Oh la la ! Il dévale l'escalier en finissant de se froquer, se casse la figure, dégringole un étage. Il atterrit au pied de la concierge en train de passer la serpillère. Concierge (rouspétant)Si vous êtes si pressé, prenez l'ascenseur ! 8. Rue Ext. Jour. Léo sort de l'immeuble et commence à courir dans la rue. travelling arrière. 9. Rue Ext. Jour Une ombre géante d'environ 8 mètres de haut traîne ses guêtres dans les vieilles rues du Mans. Elle est matérialisée en un brouillard noir compact dessinant une figure humaine. Les passants regardent passer le géant, médusés. L'ombre géante pénètre dans un boulevard perpendiculaire à la rue où habite Léo. 10. Voiture Int. Jour Le conducteur remue la tête au rythme d'un tube des années 80. Indochine A la recherche de l'Ombre jaune, le bandit s'appelle Mister Kali... Conducteur (s'écriant tout à coup) Mais qu'est-ce que... ! Il pile sec. Gros plan sur son pied écrasant la pédale de frein. La bagnole qui le suivait de trop près derrière l'emboutit. Le véhicule précédent tente à son tour de freiner, mais trop tard ! C'est le carambolage. L'ombre géante abat un pied sur la 1ere voiture accidentée. Le conducteur se recroqueville dans son siège en poussant un cri de terreur. Mais le pied ne fait qu'envelopper la voiture à la manière d'un épais brouillard. 11. Rue Ext. Jour. Léo effectue les derniers mètres qui le séparent encore du boulevard. Il voit l'ombre géante remonter d'un pas lent le boulevard, passant à travers les voitures tamponnées. Les occupants sont tous sortis et contemplent la silhouette noire, estomaqués. Léo court à travers le boulevard pour rattraper la créature ténébreuse. Celle ci a soudain son attention attirée par une jeune femme blonde comptant au nombre des badauds déjà attroupés au bord de la Sarthe que longe le boulevard. L'ombre abat la main sur la fille comme dans l'intention de la cueillir. Cette dernière ci pousse un cri d'effroi. Mais l'ombre n'a aucune prise sur sa victime. Il essaie plusieurs fois de l'attraper, sans succès, ne faisant que l'envelopper. La fille s'enfuie sur les quais en poussant des petits couinements. L'ombre bifurque sur la droite, escalade en une fraction de secondes la muraille du Vieux Mans, disparaît derrière les vieux immeubles confinés derrière. Léo remonte en courant en direction du Pont des Jacobins, vers lequel le fantôme semble se diriger. Une voiture s'arrête à sa hauteur. C'est Jeff au volant. Jeff (par la vitre abaissée) Monte ! 12. Rue Ext. Jour. L'ombre géante est arrivée au pied de la tour Emeraude, un building de 16 étages. Elle en entreprend l'escalade. 13. Tour. Un bureau au 10e étage. Int. Jour Le cadre est assis à son bureau. Il tourne le dos à la baie vitrée qui donne sur l'extérieur. Il est au téléphone. Cadre (d'une voix affectueuse)Des lasagnes, ce sera parfait pour ce midi, mon cœur. Je penserai à ramener le pain. L'ombre passe juste devant la baie vitrée, sans s'arrêter, jetant un voile sombre sur la pièce. Cadre (toujours au tel) Ouh la, ça se couvre subitement, j'ai bien fait de prendre un parapluie... Il se retourne car le soleil est revenu aussi sec. Cadre C'est passé, ça devait être qu'un petit nuage. 14. Tour Ext. Jour. L'ombre est maintenant sur le toit. Elle bombe le torse, s'inflige de vigoureux coups de poings sur le torse. 15. Au pied de la tour. Une foule de curieux s'est déjà amassée, le nez levé vers le ciel. 16. A proximité du pied de la tour Jeff et Léo descendent de voiture. Léo (en désignant le sommet de la tour)Là ! Jeff Je rêve ! Il se prend pour King Kong ! Léo Manquent plus que les avions... Un bruit d'avion retentit dans le ciel. Ils lèvent les yeux. 17. Sommet de la tour. Ext. Jour Un biplan tournoie autour de l'ombre géante. C'est plus exactement l'ombre d'un biplan dont en entend cependant le ronflement du moteur et le crépitement des balles des mitraillettes accrochées à son fuselage. L'ombre géante tente d'attraper l'avion, mais celui ci se tient hors de sa portée, tourne autour de lui comme une mouche. L'ombre fléchit peu à peu sous le mitraillage, chancelle, bascule dans le vide. 18. Au pied de la tour. Ext. Jour Plan en plongée de l'ombre géante étendue au sol. Plan au pied de la tour. Les badauds, parmi lesquels Léo et Jeff, se pressent autour de l'immense cordon policier dressé autour du cadavre du géant .Un policier S'il vous plait, circulez, il n'y a plus rien à voir ! Un flic en uniforme interroge un type looké comme Grissom des Experts. Le flic L'avis d'un expert? L'expert Nous sommes en présence de nombreuses zones d'ombre... Un phénomène se produit alors. Des dizaines d'ombres jaillissent du poitrail de l'ombre géante qui se met à rétrécir à vue d'œil. Les ombres s'envolent en nuées dans les airs comme des spectres, partent dans toutes les directions. Toutes ne s'en vont pas loin, quelques unes fusent en direction de la foule, créant un début de panique. Une peur injustifiée car les ombres veulent juste retourner auprès de leur propriétaire ! Un homme (en désignant sa silhouette projetée au sol)Mon ombre ! J'ai retrouvé mon ombre ! Nos deux héros s'aperçoivent alors que l'ombre géante a fondu jusqu'à disparaître complètement. Jeff (à Léo)Qu'est ce que tu penses de ma théorie? Une ombre maléfique décida de se nourrir des autres ombres pour grossir, grossir, devenir immense et pouvoir ainsi dominer le monde ! Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle n'avait aucune emprise sur les objets matériels de ce monde. Léo J'en pense que c'est toi qui devrait écrire des romans, pas moi... Mais ou est mon ombre à moi? Un moteur d'avion retentit. Le biplan fantôme apparaît dans le ciel, se met à descendre comme s'il avait l'intention de se poser. C'est d'ailleurs ce qu'il fait en confondant l'avenue où tout le monde est regroupé, pour une piste d'atterrissage. Le biplan s'immobilise à l'endroit où se trouvait le cadavre du géant. Le pilote s'extrait du cockpit. C'est une ombre bien évidemment ! Celle ci lève les poings en signe de victoire, semblant se gargariser des acclamations de la foule. Léo Quel crâneur celui là ! L'ombre héroïque glisse vers Léo pour redevenir... lui. Jeff (s'écriant) C'est ton ombre, Léo ! C'est elle qu'a terrassé la bête ! Léo (estomaqué) Mais ou est-ce qu'elle a appris à piloter ? Des femmes se précipitent vers lui, embrassent le sol où est projeté son double, se bousculent presque pour déposer le baiser. -Je veux l'embrasser en premier ! -Non c'est moi ! 19. La terrasse du café du début. Ext. Jour Jeff retrouve Léo assis à une table, occupé à signer un autographe à une demoiselle. Léo (en lui redonnant le papier avec un sourire)Voilà... La fille s'éloigne, non lui jeter un regard aguicheur. Jeff (en s'asseyant)Ca marche pour toi, on dirait. Léo Mon ombre n'en peut plus ! Obligée de mettre des lunettes noires pour ne pas être dérangée dans la rue. Jeff C'est toi qui signe ses autographes? Léo Elle voudrait bien les signer, mais elle a des problèmes pour tenir le stylo... Jeff Ca te gêne pas de vivre dans son ombre? L'ombre de Léo se dissocie subitement de son propriétaire et pique un sprint à la vue d'une foule d'ombres féminines qui lui donnent la chasse, les bras tendues, comme devant un mets qu'elles veulent dévorer. Léo (avec un petit sourire)Non... C'est très bien comme ça. 10月27日 Il m'a répondu ! Dans le billet précédent, je vous ai raconté qu'à l'occasion des Rencontres Ornaises du cinéma vendredi dernier j'ai eu l'opportunité d'approcher Patrice Leconte qui avait non seulement accepté de me signer un autographe mais en outre accepté de jeter un oeil sur le scénario que je lui avais proposé. Or, ce matin, une surprise m'attendait dans ma boîte à lettres. Une lettre tapuscrite signée du réalisateur ! Non pas une lettre type mais bien un avis sur mes écrits qu'il a lu dans le train en rentrant sur Paris ! Et sa critique est plutôt encourageante !
Sur les 4 courts métrages que je lui ai proposé,,celui qu'il a le plus aimé est "deux corps qui tombent". Il a trouvé que c'était fortement inspiré du début de LA FILLE SUR LE PONT, son film avec Vanessa Paradis et Daniel Auteuil. Effectivement ça commence avec une jeune fille désespérée qui veut se jeter d'un pont et qui est sauvée par un lanceur de couteaux à la recherche d'une cible. Mais je vais vous dire la vérité, je n'ai absolument pas pensé à ce film (je ne l'ai pas vu) au moment d'écrire l'histoire ! Une idée, de l'inspiration, et c'est parti! Ce n'est finalement pas un reproche car, selon lui, j'ai réussi à donner un ton personnel à la scène. Ouf !
Il dit avoir été un peu moins sensible à Léo décroche la lune "un peu trop poétique à mon goût, mais bien écrit malgré tout", et m'apprend qu'il y a très longtemps il a tourné un court métrage intitulé LES VOLEURS DE LUNE, très poétique aussi !
Il a trouvé les deux autres histoires de Léo "Léo dans son monde" et "Léo au supermarché" inventives et drôles. Un compliment qui me touche ! Solène avait également apprécié ces deux épisodes, les commentaires de l'époque sont d'ailleurs toujours sur mon blog (et le resteront toujours). D'ailleurs, tous mes scénars ont reçu un accueil positif de mes rares et chers lecteurs blogueurs, et c'est cette raison qui m'a poussé à les présenter à cet homme de grand talent (comme tu dis Faith, rencontrer un grand monsieur du cinéma ça n'arrive pas tous les jours!!).
Et maintenant? allez vous me demander. A qui faire lire ces textes? C'est bien là le problème, car mon prestigieux lecteur avoue ne pas avoir la réponse miracle à me fournir en me faisant observer qu'en plus du talent, il faut du courage et de la chance. Peut être que cette chance se manifestera un jour. Quoiqu'il en soit, merci Mr Leconte d'avoir pris le temps de lire mes écrits et de vous être donné la peine de m'adresser un commentaire par courrier postal. Merci parce que je doute que tous les gens de cinéma en feraient autant. Il y a quelques années j'avais envoyé à la maison de prod' de Luc Besson des extraits d'un scénario de film (une suite à Léon, que j'avais intitulée Pour Mathilda) et j'avais reçu une réponse type faite par une machine. Je me faisais pas d'illusions non plus ! Cette frustration de la réponse type est hélas très bien connue de tous les écrivains (si on reste dans le domaine artistique, parce que je vous parle pas de celles qu'on reçoit des boîtes auxquelles on adresse une candidature... quand on en reçoit une! ), des écrivains disais-je qui envoient leur manuscrit aux maisons d'édition et à qui on renvoie toujours la même chose: "intéressant,, mais ça ne correspond pas à notre ligné éditoriale". Quelqu'un l'a lu au moins? Bref, pour revenir à cette rencontre avec Patrice Leconte, j'en tire une grande motivation à... continuer à écrire ! Motivation que vous me donniez déjà mes quelques lecteurs et lectrices par vos commentaires qui comptent pour moi.
Son autographe ! 10月24日 Rencontre avec Patrice LeconteLes Rencontres Ornaises du cinéma fêtent leur 20e anniversaire ce week end. A évênement exceptionnel, invité exceptionnel, puisque le réalisateur Patrice Leconte nous a honoré de sa présence ce vendredi. Il a présenté trois films: La Veuve de Saint-Pierre (2000) avec Juliette Binoche et Daniel Auteuil ; et Dogora ouvrons les yeux (2004), certainement son film le moins connu et le plus personnel, une fresque en musique sur le Cambodge. J'étais présent à la projection du troisième, Ridicule (1996), un western à la cour de Versailles où les mots d'esprit ont remplacé les colts, selon les propres termes du metteur en scène. Je n'avais encore jamais vu Ridicule et je dois reconnaître que j'étais passé à côté d'un bijou.
Ce film compte parmi ses plus grandes réussites, et son succès inattendu auprès du grand public est la preuve que les Français ont encore un certain goût en matière de cinéma ! Une brochette de sacrés bons acteurs, des dialogues incisifs, finement ciselés, percutants comme des balles de colt, une réalisation impeccable, bref du grand art. A la fin de la séance, Patrice Leconte a tenu à nous rappeler qu'un film n'était pas que l'affaire d'un metteur en scène mais de toute une équipe en amont, sans laquelle rien ne serait possible. Deux membres du tournage étaient présents à ses côtés, et pas des moindres. Il s'agissait de Christian Gasc, sans doute l'un des plus talentueux costumiers du cinéma et du théâtre français et Ivan Maussion, décorateur de près de 800 films publicitaires et de presque tous les films de Leconte. Le repérage des endroits de tournage a pris un an. Le décorateur nous a expliqué qu'il avait été impossible de tourner à l'intérieur du château de Versailles (c'est devenu plus facile depuis le film de Sofia Coppola, Marie Antoinette). Les scènes de Cour ont donc été tournées dans différents châteaux de la région parisienne, une trentaine environ.
A propos de montage, Leconte a fait observer que si un monteur ne pouvait pas faire d'un navet un chef d'oeuvre, un mauvais monteur pouvait "foutre un film par terre". Parlant de Ridicule, il a avoué avoir fait un film de "mauvais élève", en expliquant qu'il n'avait jamais été très bon en histoire faute d'avoir eu un prof capable de le passionner. Son intention n'était pas de faire un "film de gardien de musée" ni non plus un film iconoclaste, mais un film vraisemblable, où la rigueur historique ne devait pas brider l'imagination. Il a déploré la manie qu'ont certains historiens tatillons de traquer la moindre inexactitude dans un film d'époque. A ce propos, il nous a rapporté une anecdote.
Un type rencontré dans un festival, après lui avoir fait plein de louanges sur son film, lui avait fait signalé une erreur historique, à la fin du film. Quand Jean Rochefort en exilé de la Révolution fait face au front de mer depuis l'Angleterre, il est assis sur une cheminée en marbre blanc. Or le marbre blanc n'a été introduit qu'après la Révolution ! "On s'en fout, non?" lui a répondu Lecomte. Une autre anecdote savoureuse, dont il nous a fait part,à propos d'un autre film, L'Homme du train, avec Rochefort et Johnny Hallyday. Une scène du film devait se tourner à Foix. Finalement c'est annulé, et Leconte en avise Rochefort, lequel paraît anéanti à la nouvelle. "Oh, tu comprends, je me faisais une joie de tourner à Foix !" lui avoue-il. "Qu'est ce que t'en as à foutre de Foix?" s'étonne le réalisateur. Et le comédien d'expliquer: "Le premier jour où on serait à Foix, j'avais prévu d'acheter 6 roses, de les mettre sur la chaise de Johnny avec un petit mot où j'aurais mis ces mots: Je suis heureux de t'offrir six roses de Foix."
La rencontre avec Patrice Leconte et ses partenaires a duré jusqu'à minuit. Le réalisateur, drôle et très accessible, est resté à la disposition du public pour signer des autographes. Je suis allé le voir une première fois pour lui demander un autographe, et une deuxième fois, avec un scénario à la main, pour lui demander s'il accepterait de le lire. C'est culotté, et je sais que j'aurais très bien pu essuyer un refus poli, du genre: 'je suis désolé, mais je n'aurai pas le temps" ! Or pas du tout ! Il a accepté. "Je le lirai dans le train", m'a t'il répondu (il repartait tôt le lendemain d'Alençon). "C'est gros pour un court métrage ! a t'il noté ensuite en le feuilletant (une quarantaine de pages). "ce sont plusieurs histoires courtes' lui ai-je expliqué. "Je le lirai et je vous dirai ce que j'en pense... vous avez une adresse mail?" Un peu que j'avais pensé à l'indiquer mon adresse mail, avec même un CV, tant qu'à faire ! Le lira t'il vraiment? Qu'en pensera t'il? J'attend ! Quoiqu'il en soit, je garderai le souvenir d'une rencontre très intéressante et enrichissante.
Les histoires que je lui ai proposé sont toujours sur mon blog : "Deux corps qui tombent", "Léo décroche la lune" "Léo dans son monde" 10月16日 Léo et l'ombre perdue (1ere partie)
1. La place d'une grande ville. A la terrasse d'un café Ext. Jour.
C'est la fin d'après midi, le soleil descend vers l'horizon. Léo boit un verre de menthe avec Jeff, un grand blond aux cheveux longs en bataille qui, lui, se descend une bière. On prend leur conversation en cours.
Léo Et qu'est-ce que me dit la vendeuse? Que j'aurais dû le rapporter dans les trois jours, et qu'étant donné que ça faisait quatre jours, elle n'avait plus le droit de me le reprendre ! Pour un jour ! Ils pouvaient faire un effort, quand même!
Jeff C'est curieux
Léo C'est surtout de l'arnaque ! Elle m'avait pourtant certifié que le Dvd était en bon état!
Jeff Non, je dis c'est curieux, tu projettes pas d'ombre.
Léo Quoi?
Jeff Je viens juste de remarquer ça, tu projettes pas d'ombre avec ton bras... Regarde mon bras, il fait de l'ombre...
Jeff agite son bras au dessus de la table. Une ombre accompagne son mouvement. Léo fait l'imite, mais aucune projection sur la table. Il répète le geste plusieurs fois, sans plus de résultats.
Léo (interloqué) C'est vrai ça ! C'est bizarre !
Il se lève, tourne le dos au soleil. Son corps ne projette pas la plus petite ombre sur la table.
Léo Met toi à côté de moi.
Jeff se lève, se positionne à sa hauteur, dos au soleil. Son ombre se découpe, allongée, sur la table et les chaises.
Jeff On est deux, mais au sol, je suis seul.
Léo (abasourdi) Comment t'expliques ça?
Jeff Si tu veux mon avis, je pense qu'elle t'a lâchée.
Léo Me lâcher ! Mais elle ne peut pas me lâcher ! Elle fait partie de moi !
Jeff Peut-être qu'elle a tout simplement décidé d'être autonome ! Qu'elle en a eu marre de te coller au pas, qu'elle a voulu vivre sa vie !
Léo Mais sa vie c'est la mienne ! Elle ne peut pas partir !
Jeff (en se rasseyant) Sais tu au moins de quoi une ombre est capable? T'en as pas l'ombre d'une idée.
Léo Sur un plan physique, c'est impossible.
Il quitte la terrasse, s'enfonce vers le centre de la place. Jeff veut le suivre, mais le garçon le rattrape par la manche
Garçon Hé ! C'est 2,50 !
Jeff lui balance la monnaie, rattrape son pote sur la place.
Jeff (en le rattrapant) Ecoute Léo, t'es majeur, elle aussi. Elle n'a plus de compte à te rendre, vieux.
Léo C'est la meilleure, ça ! Elle m'appartient depuis la première seconde de ma vie !
Il se repositionne dos au soleil, cherche sa projection... rien.
Léo Pourquoi t'as toujours ton ombre, toi? C'est pas juste !
Jeff Chaque ombre a son caractère. La mienne me suivrait jusqu'au bout du monde. La tienne est rebelle (en ricanant) Tu t'es engueulé avec elle, récemment?
Léo T'en as d'autres des questions aussi débiles?
Il pointe un index vers son pote.
Léo J'ai l'intention de la retrouver, tu m'entends?
Jeff (sur un ton ironique) Bon courage alors, je te donnerai un coup de main pour coller les avis de recherche.
2. Le bureau d'un commissariat. Int. Jour.
Léo fait face à un policier qui doit recueillir sa déposition.
Flic C'est pour une disparition, vous dites?
Léo Oui... Ca va faire trois heures que je l'ai pas vue, je suis inquiet.
Flic Que vous n'avez pas vu qui?
Léo Mon double, mon moi si vous préférez. On ne se quittait jamais d'une semelle.
Flic (essayant de comprendre) Votre double? Vous parlez de votre frère jumeau?
Léo Non, de mon ombre.
Flic (fronçant les sourcils) Je vous demande pardon?
Léo Regardez...
Il tourne la lampe du bureau vers le mur à sa droite, de sorte à ce que les ombres s'y trouvent projetées. Celle de notre héros est toujours absente.
Léo Vous voyez mon ombre?
Le flic (en se penchant vers le mur) Euh... non. (examine successivement le mur et Léo)... Je vois que la mienne.
Léo Vous comprenez mon désarroi. Depuis trois heures, je me sens tragiquement seul. Comme abandonné ! Vous devez faire quelque chose?
Le flic (en grattant son crâne dégarni) Oui, mais quoi?... J'ai plus l'habitude de traiter des disparitions de personnes physiques.
Léo Mais c'est une personne physique puisque c'est moi. C'est comme si c'était moi qui avait disparu !
Le flic Seulement vous êtes là, vous... (soupirant) Et si je considérais que vous êtes en état d'ivresse, ou sous l'emprise de substance hallucinogène, ou dérangé du bulbe et que je vous faisais mettre à l'ombre? Parce que j'ai encore un paquet de boulot !
Léo Ce ne serait pas honnête de votre part, vous avez constaté par vous même.
Le flic (re soupirant) C'est pas faux... Bon, qu'est-ce que je peux faire pour vous?
Léo Commencez déjà par prendre ma déposition.
Le flic (se tourne vers son ordinateur en re-re soupirant) Quand le boss lira ça... Signalement de la personne disparue? (devant la mine perplexe du jeune homme) Ca fait partie de la procédure ces questions là, j'y peux rien.
Léo Bien. Elle est noire, de taille moyenne, mais ça peut varier en fonction de ma position par rapport au soleil. Parfois elle peut être géante, s'étirer sur plusieurs mètres ! Que dire d'autre sinon qu'elle est plutôt mince...
Le flic (pianotant) Ou et quand avez-vous vu la personne pour la dernière fois?
Léo (réfléchissant) Euh... C'était sur mon bureau, il y a trois heures environ. Elle accompagnait ma main pendant que j'écrivais.
Le flic Elle vous prévenait chaque fois qu'elle s'absentait?
Léo C’était rare qu'elle entreprenne quoi que ce soit sans moi. Encore dernièrement je pensais que c'était impossible, que c'était au delà de ses capacités.
Le flic Elle ne projetait rien de particulier?
Léo Elle ne projetait rien... Elle se projetait, c'est tout !
Le flic pousse un soupir désolé.
Le flic Eh voilà! J'aurais du m'en douter !
Léo Qu'est ce qui se passe?
Le flic L'ordinateur refuse d'enregistrer votre déposition. Il refuse d'avaler des conneries pareilles.
Léo Mais c'est pas des conneries ! Enfin, vous avez très bien vu...
Le flic Oui j'ai vu, mais vous m'emmerdez ! Je peux rien pour vous ! Appelez Incroyable mais vrai, peut être qu'eux, ça les intéressera !
Léo sort du commissariat. C'est la nuit.
3. Dans la rue. Ext. Nuit.
Léo erre dans les rues endormies, à la recherche de son ombre. Soudain, son attention est attirée par un lampadaire, ou plutôt par l'ombre de celui-ci. L'ombre d'un homme s'accroche au poteau, s'enroule autour, avec infiniment moins de grâce qu'une strip teaseuse. Il est visiblement éméché.
Léo (en s'approchant) C'est toi?... je veux dire, c'est moi?
L'ombre humaine ne fait pas attention à lui. Arrive un type, plutôt propre sur lui, qui commence à gueuler après la silhouette.
Le mec Alors t'es là ! Encore saoul comme un polack !
Léo (en s'adressant à lui) Ah, c'est la votre?
Le mec Oui c'est la mienne, et j'en suis pas fier, croyez moi ! Regardez le, ce sac à vinasse ! C'est plus fort que lui, dès que j'ai le dos tourné, faut qu'il file au bistro se poivrer ! Et ou je le trouve?... Heureusement encore qu'on l'entend pas quand il se met à gueuler ses chants paillards, imaginez le barouf qu'ça ferait!... Ah, je me demande comme ça peut être mon ombre.
Léo Excusez moi de vous demander ça, mais… vous n’avez jamais eu de problème avec l’alcool ?
Le mec Si, mais j’ai arrêté ! C’est de l’histoire ancienne... Mais on ombre, elle continue ! Elle n’a pas ma volonté… (s’adressant à celle-ci) Allez, tu me suis maintenant, on rentre à la maison.
L’ombre ivre lâche le réverbère et suit son propriétaire en titubant.
Léo (en interpellant le type) Moi aussi je suis à la recherche de mon ombre… Je pensais être le seul. Vous ne l’auriez pas vue par hasard ? Elle me ressemble.
Le mec (d’un air navré) Non, désolé Je l’ai pas vue… Bon courage.
Léo pousse un grand soupir et poursuit sa route.
4. Un square. Ext. Jour. Léo est assis sur un banc vert à la peinture écaillée et paraît accablé. Une jeune femme vient s'assoir sur le bac en face sans faire attention à lui et ouvre un livre. Elle a des cheveux bruns bouclés, des beaux yeux verts, des petites tâches de rousseur sur les joues. Léo la contemple rêveusement. Une ombre surgit de sa gauche et se dirige d'un pas déterminé vers la jolie demoiselle. Léo écarquille ses mirettes. L'ombre n'est renvoyée par personne. Il comprend que c’est la sienne. Il observe ce qu'elle va faire. L'ombre s'arrête en face de la fille déjà plongée dans son bouquin. L'ombre de la lectrice, projetée au sol, lève le nez de son livre. Elle pose l'ouvrage, se lève. Les deux ombres sont face à face, immobiles. Léo les voit soudain tomber dans les bras l'un de l'autre. Il se lève d'un bond, stupéfait. Le couple d'ombres s'en va ensuite sur le sentier du parc, bras dessus bras dessous. Léo tente de leur barrer le passage, mais les amants glissent en dessous de lui. Il se décide alors à interpeller la jeune femme.
Léo Excusez moi mademoiselle, il faut que je vous parle !
La fille lève le nez de son bouquin.
Léo C'est au sujet de votre ombre. Je viens de la voir partir avec la mienne !
La fille baisse les yeux vers le sol, réalise qu'elle n'a effectivement plus d'ombre.
Léo Venez avec moi, on peut encore les rattraper !
Ils s'en vont tous les deux dans la direction où le couple est parti. Ils retrouvent les deux tourtereaux deux cent mètres plus loin assis sur un banc, enlacés. Ils se planquent derrière un arbre pour les espionner discrètement.
Léo Vous y comprenez quelque chose, vous?
La fille Ca paraît clair non? Nos ombres sont amoureuses.
Léo Mais elles se connaissent que depuis deux minutes! C'est un peu précipité ! Et c'est peut être pas une femme pour lui... enfin, pour moi.
La fille (vexée ) C'est vrai que je ne vois pas ce que mon ombre peut trouver à la votre... encore que vous êtes plus beau quand c'est le soleil qui vous dessine. (en repartant vers son banc) Bon, si vous voulez bien m'excuser maintenant, j'ai un livre à lire. Bonne journée.
Léo reste planté près de l'arbre, décontenancé. Il se dirige vers le banc d'un pas décidé. Il interpelle son ombre.
Léo Bon, t'as pris du bon temps, mais c'est fini ! Tu vas rentrer avec moi, sans faire d'histoire !... Tu m'écoutes quand je te parle?
Un jogger passe derrière lui en lui jetant plusieurs coups d'œil, inquiet pour sa santé mentale. Qui ne le serait pas en voyant quelqu'un parler à un banc vide?
Léo (poursuivant) Ne fais pas comme si j'étais pas là ! Hier encore on était indécollables, et maintenant tu me reconnais plus !... On est pas bien ensemble?
Les ombres se lèvent et poursuivent leur chemin.
Léo (en marchant derrière elles) Qu'est-ce que vous faites? Ou vous allez?
Un nuage noir devant le soleil lui rend impossible de le savoir. Les ombres s'évanouissent sur le sentier, comme des fantômes. Léo tourne sur lui même, l'air un peu perdu, avant de se décider à retourner vers le banc ou lit la jeune femme.
Léo (sur un ton catastrophé) Elles ont disparu toutes les deux.
La fille (en relevant le nez de son livre) Perso, que la mienne soit partie à Ouarzazate ou Vladivostok, ça va pas bouleverser ma vie… Une ombre, c’est pas ce qu'y a de plus causant ni affectueux…
Léo Ben, justement en parlant de causette, on pourrait peut être, euh… enfin, euh… aller causer autour d'un verre
La fille (en replongeant dans son livre) En parlant de Cosette, je suis en train de lire une étude sur les Misérables… C’est pas contre vous, mais j’aimerais qu’on me foute la paix…
5. Un pub irlandais. Int. Pénombre. Léo et Jeff sont réunis à une table. Notre héros fait la tête des mauvais jours.
Léo (soupirant) Il est parti avec elle sans même la connaître... C'est peut être une ombre de mauvaise vie !
Jeff (sirotant un whisky coca) Tu sais quoi? Je crois que t'es jaloux.
Léo Jaloux?
Jeff Ben oui, jaloux que ton ombre ait réussi à lever une frangine, et pas toi.
Léo Ce que tu peux dire comme conneries...
Jeff Elle en a eu marre d'attendre qu'un jour tu te décides à faire le premier pas... Marre de t'imiter dans ta timidité. Elle a pris les choses en main, mon pote !
Léo (sur la défensive) N'importe quoi ! J'suis pas timide je lui ai parlé à la fille ! C'est juste qu'elle a décliné mon invitation.
Jeff (en souriant) Ton double sait mieux s'y prendre, on dirait. Tu devrais lui demander des conseils.
Léo Mais il n'est rien ! Il ne peut pas exister sans moi ! C'est que mon ombre, merde !
Jeff (en désignant la télé au dessus du bar) Regarde !
La télé est branchée sur les infos et le présentateur évoque un curieux mystère.
Journaliste ... étranges cas de disparitions au Mans. Non de disparitions humaines, mais d'ombres... humaines. Non, nous ne sommes pas le 1er avril, et les scientifiques qui ont déjà attesté le phénomène se disent déjà au devant du plus grand mystère depuis l'apparition de la vie sur Terre. Au Mans, pour TF2, Clémentine Grumaut.
Jeff et Léo se précipitent vers le comptoir.
Léo (au barman) Haussez le son, s'il vous plait.
A la télé, le reportage s'ouvre sur un barbu à l'air désemparé.
Journaliste (off) Depuis deux jours, Lucien est au chômage technique. Cet artiste itinérant vivait de ses spectacles d'ombres chinoises. Or ses mains ne projettent plus la moindre parcelle d'ombre sur l'écran où il dessinait ses figures, et ce quelle que soit l'exposition lumineuse. Incompréhensible, mais bien réel.
Lucien (au micro) C'est de la sorcellerie !...Je vois que ça !... Comprenez, sans ombre, c'est comme si j'étais à moitié mort ! Et pas que professionnellement !
Journaliste Le cas de Lucien n'est pas isolé. Ils seraient déjà plusieurs centaines à avoir fait état de la disparition de leur ombre, dans une zone géographique se limitant jusqu'à présent à la ville du Mans et sa proche banlieue. Il est encore trop tôt pour savoir si le phénomène touche d'autres...
Jeff et Léo s'échangent un regard effaré.
(à suivre) 10月9日 roman livre 2 (18)9 Quand il n’était pas occupé à réclamer des comptes, Christian Jacquard devait en rendre : à ses concitoyens, au conseil municipal, au préfet, à ses proches. Ce quadragénaire fringant jonglait de son mieux entre ses obligations de maire d’une ville de 150 000 habitants et sa vie familiale. Dans le fond, son quotidien n’était pas si éloigné de celui de ses administrés. Aussi n’y avait-il rien de surprenant à le voir chercher sa fille à l’école, ou comme ce soir là, dîner aux chandelles dans un restaurant intime du vieux Mans, aux petits soins pour l’autre citoyenne de son cœur, sa femme. C’était leur soirée à tous les deux. Juste son épouse et lui, et la bouteille de blanc qui accompagnait une escalope de turbot au morilles, des plus ragoûtante. Aux quatre coins de la salle de restaurant au décor rustique fleurant bon le feu de bois, des hauts parleurs distillaient un fonds de musique classique. Le patron, un petit chauve à l’accent chantant du Midi, interrompit soudain leur tête à tête, non pour connaître leur avis sur l’escalope mais parce que quelqu’un réclamait le maire au téléphone. «Un certain Henri Beaumont, précisa t’il. Il prétend que c’est très important. Dois-je lui dire que vous ne voulez pas être dérangé ? -Beaumont ? Bon, je prends l’appel, dit le maire en reposant sa serviette sur la table. Ce ne sera pas long assura-il à son épouse qui lui jeta avec cynisme. Encore des belles promesses ! » Christian connaissait bien l’éminent professeur pour avoir fréquenté le même lycée que lui à Alençon. Leur amitié qui s’était tissée à cette époque où ils avaient tous les deux les cheveux longs mais pas les idées courtes ne s’était jamais décousue avec le temps. Si leurs parcours n’avaient rien en commun, l’un comme l’autre se voulaient la preuve vivante qu’en partant du plus bas il était possible d’arriver au plus haut. Beaumont, loup solitaire, n’avait peut-être qu’un seul véritable ami, mais cet ami avait le bras long. Il avait joué de son influence auprès du conseil régional pour lui apporter tous les crédits nécessaires à la conduite de ses travaux sur les défenses immunitaires des mammifères. Un juste renvoi d'ascenseur car Henri l'avait soutenu tout le long de sa dernière campagne municipale pour son programme sur la question du développement de la recherche scientifique au Mans. Il prit l'appareil qui se trouvait près du comptoir « Christian, j’ai absolument besoin de toi ! » L’élu était loin d'imaginer ce que son vieux copain faisait de sa main qui ne tenait pas le combiné. La deuxième lui servait à appliquer une grosse compresse sur son crâne constellé d'éclats de verre. Le savant se souciait moins de l'état de son cuir chevelu que de ses sept pensionnaires en vadrouille dehors. Après l'évasion fracassante des Goozmes, il était parti en quête d'un téléphone jusqu'à en dégotter un dans la loge de l'agent de sécurité. Il avait d’abord appelé au domicile du maire, était tombé sur sa fille qui lui avait donné les coordonnées du restaurant où ses parents passaient la soirée. «Qu’est-ce qui se passe, Henri ? » Et le professeur de lui résumer les évènements survenus à l'Institut. Christian pensait avoir entendu le meilleur avec la fuite des créatures par la fenêtre du troisième étage. Or l'histoire ne s’arrêtait pas là. Le savant lui narra le vol de la fourgonnette tel qu'il se l'était fait rapporter par son jeune assistant. Un peu fort de café quand même ! Et il n’en allait pas d’une histoire comme d’un steak. Il n’était pas possible de recouper les morceaux un peu gros pour les rendre avalables. "Enfin, Henri, c'est quoi cette blague? Qu'est-ce qu'il n'avait pas dit là ! Il entendit aboyer à l'autre bout du fil, à se demander si son interlocuteur n'avait pas tendu l'appareil à son bouvier bernois. "Une blague ? Est-ce que c'est mon genre de faire des blagues ? Tu crois que j'ai du temps à perdre ? Alors écoute moi, Christian, les créatures qui m’ont été livrées ne sont pas seulement uniques, elles sont un don du ciel ! Elles viennent d'une autre planète, tu m’entends ?» Le maire en connaissait un autre d'alien qui s'oxygénait à l'éther, et parlait un langage que seuls ceux de son espèce en blouse blanche comprenaient. Il l’avait toujours connu dans sa bulle, depuis le lycée où il passait les récréations à s’instruire devant des livres de sciences quand d’autres jouaient au baby ou couraient les filles. Solitaire dans l’âme, Henri était de la race des indépendants qui n’avaient toujours compté que sur eux même; indépendance que d’aucuns de ses confrères comparaient à de l’asociabilité. En réalité, sous son apparence austère, couvait une chaleur humaine dont Christian était l'un des rares à pouvoir témoigner. Seulement, ce soir là, il donna au maire l’impression de couver autre chose, de plus inquiétant. "D'une autre planète? Est-ce que tu te sens bien ? -Je sais que c'est fou mais c'est la vérité ! Si tu les avais eu en face de toi, tu n'en aurais pas douté une seconde ! Elles viennent d'une civilisation extérieure, au même stade d'évolution que la notre, peut être même plus avancée !" Christian poussa un soupir d'embarras. Au vu du regard noir de sa femme, il se pouvait que son prochain soupir fût aussi son dernier, s'il ne se remettait pas très vite à table. "Soit, ça vient d'une autre planète, admit-il soucieux de ne pas le contrarier. Mais qu'est-ce que tu attends de moi ? -Que tu fasses en sorte à ce que tous les moyens policiers soient mis en oeuvre pour les retrouver et les capturer ! La science a besoin d'eux vivants !" L'élu n'avait pas idée des bouleversements que ces petits êtres étaient susceptibles d'introduire dans notre connaissance de l'univers, dans notre propre façon de voir le monde. Le professeur Beaumont avait également tout à gagner sur un plan personnel. Lui qui avait tant bataillé et fait tant de concessions pour remporter la considération de ses pairs, qui s'était investi corps et âmes dans ses travaux jusqu'à en oublier de vivre, s'était fait remettre par le destin un cadeau inouï. Un présent inespéré, celui dont rêvait depuis toujours la communauté scientifique du monde entier ! Hélas pour lui, ce trésor lui avait filé entre les jambes. Mais Henri était bien déterminé à le retrouver pour s'imposer par la suite comme le premier biologiste à avoir prélevé des cellules sur des espèces d'une autre planète. Ses confrères universitaires se bousculeraient pour le féliciter, en le détestant plus que jamais par derrière. Il s’en fichait bien, il n’avait jamais cherché à s'attirer leurs grâces. "Henri, je n'ai aucun pouvoir hors de ma juridiction ! Si tes, euh... tes extraterrestres sortent de la ville, je ne peux rien faire d'autre que de contacter le préfet ! Il n 'y a que lui à pouvoir intervenir auprès de la direction départementale de la gendarmerie !" Aussi loin que remontaient ses souvenirs, la dernière fois où le mot extraterrestre avait franchi ses lèvres, c'était chez lui, devant un épisode d'X Files au cours duquel son fils lui avait demandé s'il croyait à une vie ailleurs. Il ne pensait pas qu'un jour, il s'entendrait parler de petits hommes verts au téléphone d'un restaurant, près d'une table de dîneurs dont une femme, qui s'était peinturlurée de fond de teint histoire de briller en société et qui lui jetait des regards fugaces, bizarres, entre deux bouchées de steak tartare. Cela dit peut être avait-il attiré son attention pour une raison sans rapport avec sa conversation, une braguette mal remontées par exemple. " Ils ne sortiront pas de la ville ! Ou s'ils y arrivent, ce ne sera pas sans s'être fait repérer par une foule de gens et, avec un peu de chance, par la police ! -Très bien, je vais m'assurer que tout soit fait pour leur mettre le grappin dessus, consentit Christian en portant un doigt vérificateur sur la glissière de son pantalon. -Merci, je savais que je pouvais compter sur toi." C'était parfois pesant d'être celui sur qui on pouvait toujours compter à toute heure. Mais n'avait-il pas été élu pour ça ? Sitôt après avoir pris congé de son administré, il bigophona le commissariat central du Mans. Le flic en ligne, la voix nasillarde, l'informa qu'une fourgonnette avait semé un souk magistral sur les boulevards de la ville. "Je viens juste d’apprendre que le chauffard s'est planté à la sortie de la ville, sur la route d'Alençon. Les gendarmes de St Saturnin sont sur place." -Je m'y rend, j'ai des informations susceptibles de les intéresser, confia Christian avant de raccrocher." Sûr que son histoire de créatures allait intéresser la maréchaussée, le service psychiatrique de l'hôpital par la même occasion ! Et un maire qui divague, forcément ça fait des vagues ! La barbe aussi, pourquoi ne va t'il pas leur raconter lui même ? grogna t'il avant de se souvenir avoir compris que Beaumont attendait le SAMU. Il rejoignit son épouse, l'air navré comme s'il devait annoncer une hausse des taxes municipales. C'était pour une autre raison, mais il reçut le même tollé. Les femmes appréciaient fort peu d'être laissées en plan dans un restaurant. « J'en ai pour une petite demi heure. Termine de manger tranquillement. - Et puis quoi encore ? Non mais t’abuses ! Qu’est-ce qui peut être si urgent pour que tu te débines en plein dîner ! » Il s’en tira à la promesse de tout lui expliquer dès son retour. Elle ne risquait pas d’être déçue ! La présence de témoins facilita sa démarche auprès des gendarmes. De leur côté, les hallucinés, ou considérés comme tels, trouvèrent un appui inespéré par la personne du maire. Le commandant Moulin prêta à ce dernier une oreille respectueuse, pendant qu’il lui rapportait le témoignage du professeur. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait, mais la convenance interdisait de rire au nez d’un élu. Les choses se gâtèrent quand Christian suggéra d’organiser une battue au clair de lune. «Vous rigolez ou quoi ? On a autre chose à faire que de chercher des espèces de singes barrés d’un labo ! Le maire reformula sa proposition sur un ton plus péremptoire. «On ignore le degré de dangerosité de ces créatures ! Mais si danger il y a pour les populations environnantes, il est de mon devoir de les en informer et du votre de ramener la sécurité ! J’aviserai au plus vite les maires des communes voisines et le préfet afin de prendre les mesures nécessaires. En attendant des renforts, dites à quelques uns de vos hommes d’arpenter le secteur. -C’est le travail des chasseurs, pas le notre ! - Les chasseurs éliminent, or ce n’est pas ce que je vous demande ! Ces créatures doivent être attrapées vivantes ! Je ferai en sorte qu’on vous fasse parvenir des fusils hypodermiques au plus vite. -Sauf votre respect, monsieur le maire, je n’ai nul ordre à recevoir d’autre que mes supérieurs ! » Le ton monta entre les deux hommes. Finalement Moulin joignit sa hiérarchie par radio, laquelle lui donna le feu vert pour entreprendre une chasse. Et tandis que le maire repartait pour le restaurant où l’attendaient peut être encore sa femme et son reste d’escalope froide, pour les gendarmes commençait une longue nuit. CHAPITRE 3 1 Jérémy entrouvrit ses paupières et sa chambre lui apparut comme un mirage, vaporeuse, irréelle. Il se redressa sur ses coudes, les yeux mi-clos. Des rais de soleil filtrés par les stores striaient la pièce d'une lumière caressante. Une silhouette animalière se découpait dans la pénombre claire. Elle l'observait du bout de son lit, semblant figée dans l'éternité. Ces oreilles allongées lui étaient familière. Pour peu qu'elles eussent été rondes, elles auraient formé des trémas sur un corps droit et maigre comme un i. Ses traits n’avaient rien d’humain, mais il avait tout de l’être humain. "Jo !" Il s'éjecta de ses draps pour se jeter à quatre pattes au pied du paddock. Mais ses mains ne s'étreignirent que la texture cotonneuse de son Bunny. Son Bunny qui était devenu si peu à ses yeux quand auparavant il comptait tant, qu'il avait imprégné de son odeur, de ses larmes, et qu'il avait chassé de ses draps sans nul état d'âme. Cruels enfants qui vouent aux oubliette les compagnons qu'ils chérissaient encore la veille. Quel poids avait un lapin synthétique face à des peluches de l'espace? Aucun, mais il était pourtant tout ce qui lui restait.
9月30日 Love, oh love
Lionel Richie, Love oh love, sur l'album Back to front (1992) Si c'est pas magnifique ! Un message à faire passer aux grands de ce monde. 9月21日 roman livre 2 (17)8 L'obscurité était lardée de lumières crues des lampes torches convergeant vers l'épave gisante. Cette verrue carrossée dégageait des relents d'huile de vidange et d'essence qui disputaient l'air à la senteur du maïs. C’était à qui, du moteur ronflant de la camionnette ou des gendarmes beuglant, troublerait le plus la quiétude de la nuit. Ces derniers s’en fichaient bien de réveiller toute la faune alentour. Ils étaient venus espérant avoir l’honneur de serrer la pince au forcené du champignon, ou plutôt de lui passer les pinces. Pistolet dans une main, lampe torche dans l'autre, ils prirent d’assaut le véhicule. Vide. Le champion, certainement timide, s’était éclipsé à l’issue de sa performance. Pour les gendarmes, cela n’avait rien d’une surprise. Quelqu’un capable de forcer un barrage de police ne restait pas dans sa voiture à attendre de se faire cueillir, à moins de n'être plus en état de faire un pas devant l'autre. Le lieutenant Moulin inspecta le tableau de bord à la lumière de sa torche, promena ensuite le faisceau sur le mur de maïs frémissant, en quête d’éventuelles traces de sang. Rien à première vue. Il exposa la situation aux six hommes de son détachement. Un rascal à la conduite dévergondée, qui avait joué avec les autorités à qui m'aime me suive, s'était carapaté dans la nature. Pour le reste, Moulin nageait dans le flou le plus total. Il ignorait le nombre de passagers à bord, et s'il s'agissait de petits délinquants, de braqueurs armés ou, qui savait, d'un salarié de la société de nettoyage pris d’un coup de folie. Un automobiliste, celui que le chauffard avait manqué d'envoyer tutoyer les anges avant de se payer le décor, avait fait gagner un temps précieux à lui et ses hommes en les dirigeant jusqu'au lieu de l'accident. Les fugitifs ne devaient pas être rendus loin. Une voix dans son talkie lui demanda s'il souhaitait l'envoi du Samu. « Non, par contre j'aurai besoin de gars supplémentaires, réclama-il avec un savant dosage de courtoisie et de fermeté. Les lascars se sont tirés dans le maïs. Il va falloir battre le secteur. -Combien vous en faut-il, lieutenant ? -Un instant s'il vous plait, demanda t'il à son interlocuteur, voyant qu'un homme insistait pour lui parler. » Ce dernier portait le képi d'une autre maison de prestige, la police nationale. Il était accompagné de son binôme. « Qu'est-ce que vous faites là? leur lança Moulin. Vous savez que c'est le secteur de la gendarmerie ? Qu’est ce que vous voulez ? » Le policier, un gaillard à la bouille poupine, prénommé Fabian, transpirait la gène comme s’il devait s’entretenir de ses problèmes de libido avec le lieutenant. Si ses révélations n’avaient pas trait à sa vie intime, elles n’en étaient pas moins délicates à exprimer. Il tourna la tête vers son collègue qui l’encouragea d’un signe de la tête. Alors il se jeta à l’eau, des trémolos dans la voix « Il faut que vous sachiez certaines choses à propos des lascars comme vous dites. Pascal et moi sommes motards. Nous les avons pris en chasse… » Le ton de l’officier se radoucit. -Ah ! Est-ce que vous avez un signalement à m’apporter ? Du chauffeur, des éventuels passagers ? » Derechef, le flic joufflu interrogea des yeux son partenaire. Il est encore temps de reculer, disait son regard. Mais dans celui de Pascal on lisait la plus farouche détermination. «Alors, le signalement du chauffeur… C’était comme un ours brun, mais c’en était pas vraiment un. Il y avait une sorte de grenouille à ses côtés, mais c’en était pas vraiment une non plus. On a relevé aussi un ours polaire, enfin pas un vrai, c’était comme une peluche. Celui là est dangereux, il a vidé des flacons de cire liquide sur la chaussée. Pascal a dérapé avec sa moto, mais plus de peur que mal !... Vous ne notez rien ? » Un silence. -Si, je vais noter quelque chose… vos noms, pour les transmettre à votre hiérarchie ! Je vais lui raconter que deux de leurs hommes sont venus se payer la tête d’un lieutenant de gendarmerie ! Vous croyez que j’ai que ça à faire que d’écouter vos conneries ? » Fabian ne s'était pas heurté à un tel mur d’incrédulité depuis cette fameuse nuit où, dormant chez des amis, il avait ameuté toute la maison, soutenant avoir aperçu un fantôme. D'après les témoins il avait heurté, en plus de leur mur d’incrédulité, ceux de sa chambre et des toilettes, rond comme une boule carrée. Lui n'en démordait pas, il avait vu Casper flotter devant son lit. Maintenant, convaincre des potes qu'un troisième locataire, du genre ectoplasmique, s'était installé chez eux, pouvait presque relever d'un jeu d’enfant à côté de faire passer son dernier témoignage auprès des autorités. Mais il était prêt à lutter. «Je sais que c’est fou, mais c’est la stricte vérité, lieutenant ! Mon partenaire les a vus aussi bien que moi. Nous ne sommes pas les seuls, des collègues en voiture les ont certainement aperçus aussi ! -C’étaient comme des peluches douées d’intelligence ! synthétisa Pascal. -Ca suffit, vous me faites perdre mon temps ! aboya Moulin qui désigna ensuite un gendarme, persifleur. Francis, peux-tu remmener ces messieurs? Ils ne sont pas en état de rentrer en moto. -Dites donc, je ne vous permets pas ! s’indigna Pascal. » Les policiers se sentaient très seuls jusqu'à ce qu’arrivèrent deux hommes. L'un était drapé d'une longue blouse blanche que le clair de lune faisait ressortir dans des tons fantomatiques. L'autre, en bleu de travail, se présenta comme le salarié de la société de nettoyage, propriétaire du fourgon. Bouvard et Daniel, car c'est d'eux qu'il s'agissait, avaient livré une lutte avec les militaires postés à l'entrée du champ de mais. Lorsqu'enfin, au prix de longues explications, ces derniers leur avaient ouvert le passage, ils en étaient arrivés à la triste conclusion qu'au bord de cette route, les seules lumières se trouvaient sur le toit de l'estafette. «Avec un collègue, raconta Daniel, on déchargeait le matériel pour faire le ménage dans le département de science de l’université, quand une vraie bande organisée a surgi pour voler la camionnette ! -Est-ce que vous pouvez me donner un signalement ? demanda Moulin, tout espoir." Et l'employé d'énumérer, le plus naturellement du monde. " Il y avait une grenouille, un ours polaire, deux grizzlis, deux chiens, et un lapin endormi... Mais pas des vrais !" Une onde de rire secoua le détachement de gendarmes. Il n'y eût que les côtes du lieutenant à être épargnées par le remous. Au contraire, le visage raboteux du lieutenant se décomposa. "C'est un gag ou quoi? s'exclama t'il. Vous vous êtes passés le mot? - Ces créatures sont inédites, enchaîna Bouvard. Elles ont été emmenées au laboratoire du professeur Beaumont que j'assiste comme stagiaire. J'ai vu de quoi elles étaient capables. Leur intelligence dépasse tout ce qui a pu être observé chez les autres mammifères. -A quoi avez-vous vu qu'elles étaient évoluées? A leurs lectures? Le Monde diplomatique? Courrier International? ricana le lieutenant avant de signifier sèchement à Bouvard. Assez rigolés, je veux plus vous voir ! Vous passerez le bonjour à votre professeur Nimbus! (s'adressant à Daniel) Je vous préviens, vous, si vous n'avez pas un témoignage plus sérieux à me fournir, je vous emmène au poste !" Quand toujours la même voix dans son talkie l'interpella. "Lieutenant, le maire demande à vous parler..." (à suivre) 9月19日 carnet noir... encore !
Filip Nicolic, alias Filip des ex 2B3 le boy's band qui a fait fureur dans les années 90, est malheureusement parti un jour (mercredi) pour toujours dans des circonstances encore floues. En 1997, j'étais en 3e cette année là (c'était l'annéeee... euh, Clo Clo on t'a pas sonné !) j'avais fait publier une parodie d'un tube des 2b3, la Salsa, dans une gazette scolaire. J'ai gardé ce numéro ! C'était gentiment moqueur, d'autres ont fait ça bien mieux à l'époque (faut dire qu' à l'époque beaucoup ont tiré à boulets rouges sur ces produits formatés), mais en hommage à Filip, voici ma version de la Salsa. Tant pis si vous vous rappelez pas de l'air... ou plutôt tant mieux ! REFRAIN Faut pointer à l'agence pour emploi On est jetés, on a pas vraiment le choix Faut pointer pour toucher les minimas On est jetés, on s'y attendait pas Faut pointer, eh eh eh On est jetés, eh eh eh Faut pointer eh eh ehe Si on veut pas faire la manche tous les 3
Nos contrats un matin appartenaient au passé Ils nous ont dit qu'on pouvait disposer Même AB a rangé notre sit-con au grenier Déprimés on a arrêté de se raser Ooh o h oh on a vieilli Oh oh oh faut renouveller Comme nos souliers, usés Gagner sa vie à danser, sans composer... raté !
Sur le trottoir Ramer on a appris ce que c'était Diplôme de dance, le seul qu'on avait On a animé des galas de retraités Des soirées PTT Oh oh oh changer de vie on devrait Oh oh oh on veut du blé Et si on allait en fac étudier la philo Pour pouvoir un jour frimer chez Pivot 9月15日 une "dirty" nouvelleDans Ghost, en 1990, il était le fantôme d'un homme d'affaires qui tentait de rentrer en contact avec sa femme. Patrick Swayze a définitivement quitté le monde des vivants, emporté par un cancer du pancréas contre lequel il luttait depuis des mois. She 's like the wind ! Qui ne se souvient pas de Dirty Dancing (1987) où Patrick initiait la mignonne Jennifer Grey à la "danse sale", avec cette chorégraphie finale éblouissante jamais égalée sauf peut être par Franck Dubosc dans Disco (là je déconne) ? Autre film culte du tombeur de ces dames, Point Break où il joue Bodhi un surfeur accessoirement braqueur de braqueurs vénéré par Brice de Nice, mais c'est dans un autre film. Patrick n'a pas joué que les rôles de gros bras ou de bourreaux de coeur. Il change de registre en 1992 avec la cité de la joie, adaptation du best seller de Dominique Lapierre où il est convaincant en docteur américain immergé dans les bidonvilles de Calcutta. Ce danseur hors paire a commencé sa carrière à la télévision, tremplin pour Hollywood, avec un rôle d'officier plongé dans la tourmente de la guerre de Sécession, dans la saga Nord et Sud. Ebranlé par une série de drames personnels, il sombre dans l'alcoolisme dans les années 90. En mars 2008, il annonce être atteint du cancer du pancréas, l'une des formes de cancer les plus meurtrières. Le comédien décide toutefois d'affronter la maladie et rebondit professionnellement avec la série The Beast. Sex symbol au cinéma, Patrick Swayze n'en était pas moins un époux fidèle. Il a toujours été marié à la même femme, ce qui est plutôt rare à Hollywood. "le surf c'est la source !" 9月7日 alerte grippe ACeci est un message du propriétaire de ce blog.
Pour des raisons de grippe H17nains, tous les visiteurs à l'entrée d'ici sont priés d'enfiler le masque d'hygiène de Michael Jackson et d'esquisser quelques pas de Moonwalk. Bon bon, le masque suffira, ou si vous n'en avez pas sous le coude éternuez dans votre coude ou votre genou si vous êtes souples, mais PAS sur l'écran afin d'éviter tout risque de propagation des microbes à tout le site et par la même occasion, Internet abolissant les frontières, à toute la Terre !!! Des solutions hydroalcooliques seront bientôt disponibles sur ce blog, téléchargeables pour la modique somme de toutes les peurs. Des solutions anti alcooliques sont d'ors et déjà disponibles sur le site des alcooliques anonymes, mais c'est pour un autre problème. Enfin il ne sera jamais assez répété que pour éviter la grippe A, il faut manger 5 fruits et légumes par jour ! Euh, j'ai du confondre deux campagnes...
Merci de votre compréhension plus belle la vieImaginez ce que ça donnerait un épisode de Plus belle la vie où le titre de la série prendrait vraiment tout son sens et où tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Quelques extraits:
Entre Jack et Pamela (y a ni de Jack ni de Pamela mais je connais pas tous les personnages alors je brode)
Pamela convoque Jack dans la cuisine pour lui avouer quelque chose de très important. Musique de suspense, la tension est à son comble.
Pam
Jack, il faut que je t'avoue une chose que je ne peux plus garder au fond de moi plus longtemps ! Il faut que tu saches !
Jack
Bon, accouche, y a la 2e mi temps qui va reprendre !
Pam
Quand je t'ai dit l'autre jour que je t'aimais éperdument, ce n'était pas l'exacte vérité !
Jack (ébranlé)
Qu.. Quoi? Mais, alors?
Pam
Non, je ne t'aime pas éperdument... En vérité je t'aime à la folie, tu es la meilleure chose qui me soit arrivée! Tu es l'homme de ma vie !
Jack (soulagé)
Oh, la conne, elle m'a foutu les foies! Oh quelle conne, recommence jamais ça hein!
Pam (en se jetant à son cou)
On s'aimera toujours comme au premier jour d'un amour fiévreux.
Jack
Fiévreux tu peux le dire, j'avais 39,5° de température le jour où je t'ai fait ma déclaration ! Bon j'y vais, le match a repris... (en repartant vers le salon) Oh la conne, 'ma fait peur, la vache !
Entre Maurice et Geneviève (eux non n'existent pas)
Maurice pense qu'il a le cancer du bras droit (salut Coluche !). Il part faire un dépistage. Geneviève se ronge les sangs jusqu'au retour de son mari avec les résultats.
Geneviève
Alors?
Musique de suspense
Maurice (dans un soupir)
alors... (musique de suspense à son apogée, c'est insoutenable)... alors j'ai rien! Je fais juste un peu de cholestérol, il m'a dit de pas manger trop salé ni trop gras, et de manger 5 fruits et légumes par jour!
Geneviève
Oh, Maurice, je me faisais un tel sang d'encre ! Allez, passe vite à table, je t'ai cuisinée de la bouillabaisse, tu vas te régaler!
Maurice (en inspectant le frigo)
Y a plus d'andouille?
Geneviève: Mais Maurice, tu sais bien que notre fils a quitté la maison !
Entre Beaumont et le brigadier Boher (ce dernier existe vraiment)
Le docteur Beaumont se rend à l'unique commissariat du Mistral pour signaler la disparition de son fils. Il est reçu par le brigadier Boher
Beaumont
Je crois que mon fils a fait sa crise d'adolescent. Hier encore on s'était disputé !
Boher
Il a quel âge?
Beaumont
4 ans.
Boher (les yeux ronds comme des billes)
Hein? 4 ans? Vous vous foutez de moi?
Beaumont
Pas du tout, simplement c'est un ado très précoce. Il est déjà en rebellion contre notre système. Je suis sans cesse obligé de cacher mes numéros du Canard enchaîné, il ne veut lire que ces sales revues anarchistes alors que je l'ai abonné à Pomme d'Api !
Boher
Ah oui, effectivement, c'est un précoce... Vous vous étiez disputés à quel sujet hier?
Beaumont
On était en train de débattre tout à fait normalement du conflit israélo palestinien devant un documentaire sur Arte, lorsqu'il m'a annoncé qu'il voulait prendre sa vie en main rejoindre le Hamas ! c'est ma destinée que de combattre la cause palestinienne, qu'il m'a sorti! Je lui ai dit: On en reparlera quand t'auras fini tes épinards ! Et ben vous me croirez si vous voulez, il a pas voulu les finir !
Boher (soupirant)
Ca me dépasse tout ça. A son âge je dînais devant Téléchat.
(un coup de fil, Boher répond)
Boher
Allo?... Ah, très bien, merci... (en raccrochant) Votre fils a été retrouvé.
Beaumont
C'est vrai?... Ils l'ont retrouvé à Gaza?
Boher
Non, dans la superette du Mistral, il faisait de l'hélicoptère, celui qui marche avec une pièce!
Beaumont
Ah, je suis soulagé ! Merci !
Boher: Je n'y suis pour rien... euh, un bon conseil, Mr Beaumont, pour son équilibre, faites lui faire des activités ludiques de son âge !
Beaumont
Oui, j'ai déjà des idées... je vais lui payer un stage de pilotage de Mirage, ça va beaucoup l'amuser! Merci brigadier !
(y aura peut être une suite)
Une pensée émue pour SIM, le grand Sim de son vrai nom Simon Berryer, que j'ai découvert aux Grosses Têtes sur Tf1 (il se travestissait sans arrêt, c'était énorme !). Aux jeunes générations pour qui Sim évoque simplement un jeu (Sim City, qui n'a rien à voir !!), ce clown grimaçant et ô combien attachant, tourna dans plusieurs films avec les plus grands, parmi lesquels Cartouche (De Broca) aux côtés de Bébel, Elle fume pas elle boit pas mais elle cause (Audiard) et plus dernièrement Astérix aux JO (pas le meilleur faut reconnaître). Il faisait des apparitions récurrentes dans Louis la Brocante (il donnait un peu d'intêret à cette série bien de chez nous). Sim se rendit surtout populaire par son personnage de la Baronne de la Tronche en Biais qu'il campa pour le petit écran. Il est mort aujourd'hui à l'âge de 83 ans.
9月4日 roman livre 2 (16)« A l’aide ! Tirez-moi de là ! » Athos et Froggie, en se radinant, découvrirent leur boss dans une fâcheuse posture. Celui-ci marchait sur les traces de Bebel, suspendu au vantail claquant, l’asphalte déroulant son tapis au dessous de lui. La masse d’air brassée dans le sillage du fourgon le fouettait, l’aveuglait, mais Sly était à l’image de la portière, un battant ! Froggie se pencha de son mieux en avant pour tenter de l'agripper et de le tirer vers elle. En vain. Restaient deux possibilités: ralentir, ce qui compte tenu de la situation n’était pas recommandé, ou lui tendre une perche. Petit Prof emprunta un balai au chariot à ménage dont il présenta le manche à Sly. Le cascadeur détacha, une par une, ses mains de sa prise pour s’y raccrocher. Alourdie, la pointe du balai piqua vers le sol, se râpant sur le bitume. Le Bizur tirait avec une telle puissance sur la perche qu’Athos sentit celle-ci lui glisser des pattes. Il la rattrapa in extremis. Avec Froggie ils ne furent pas trop de deux à la tenir pendant que leur ami en faisait l’escalade. Enfin ce dernier fût en sécurité à bord. "Alors il est content? Il a pris son bol d'air?" Froggie encaissa un retour à l'envoyeur aussi sec. -Bien obligé, vu qu'ici l’air tu me le pompes ! -C'est pas gentil, j'espérais un mot de reconnaissance !" - On est débarrassé des deux bourdons ! nota Athos à propos des motards dont le premier s'était arrêté pour porter secours au second. -On a pas la paix pour autant ! nuança Sly, avisant la voiture de police qui, avec sa rangée de stroboscopes sur son toit, les assénait de flashs, ambiance boîte de nuit." Mais le danger n’arrivait pas que par l’arrière. Une surprise attendait les Goozmes aux abords d'un rond point. Les renseignements de position transmis par radio avaient permis la pose d'un barrage. Au son des sirènes, des policiers s'étaient appliqués à bloquer les sorties du sens giratoire à l'aide de barrières en métal. Mais plus la fourgonnette approchait, plus ces derniers se prenaient à douter de l'efficacité de leur dispositif. Le chauffard n’avait pas l’air disposé à stopper! « A votre place je m’accrocherais! » recommanda Barny Les passagers comprirent au choc qui ébranla tout l’habitacle qu’il ne s’agissait pas d’un conseil en l’air. Les agents stationnés derrière la première barrière plongèrent sur le côté avant que le bulldozer ne l'eût catapultée à plusieurs mètres, dans un tonnerre métallique. Deux autres, postés au centre du rond point, répliquèrent à cette percée par une série de coups de feu. Le phare avant gauche se fît allumer et le radiateur refroidir. Le bélier, blessé mais pas terrassé, tourna à la deuxième sortie sur sa droite. Elle rencontra une clôture qu’elle traita avec autant de délicatesse que la première. Mais une herse l’attendait juste derrière, sournoisement tapie au sol, pour lui porter le coup de grâce. Les piques acérées qui hérissaient tout son corps déchiquetèrent à leur passage les quatre pneus, avec l’efficacité d’un squale. Les jantes à nu raclaient le goudron dans un bouquet d’étincelles. Traduit en onomatopée, le frottement sur la route des derniers lambeaux de boyaux, donnait: « flap ! flap ! ». Tous ces sons bizarres ne manquèrent pas d’intriguer les passagers. « C’est quoi ce bruit, Barny ? » s’inquiéta Sly. Le Jumeau n’en savait rien. En revanche, il interprétait la colonne de fumée à l’avant du break comme un très mauvais présage. « Le vaisseau est en train de nous lâcher! » Une autre nouvelle encore plus mauvaise tomba dans la foulée. « C’est tout noir devant !» Et pour cause, l’agglomération du Mans n’était déjà plus que dans le rétroviseur. Plus de rangées de réverbères ni de grandes enseignes à néons à absorber la nuit. S’enfoncer sans feux dans l’enveloppe des ténèbres, c’était s’arranger un rendez vous avec la faucheuse. Mais les Goozmes souhaitaient convenir d’une autre date avec elle. Ils ne se sentaient pas encore prêts. Sly chargea Froggie de trouver les commandes des phares. «Dépêche toi ! trépignait t’il tandis qu’elle testait, une par une, les fonction du tableau de bord. -Tiens, c’aurait pu nous servir tout à l’heure ! réalisa la grenouille après avoir découvert le klaxon. » Barny vit une boule de lumière fondre subitement sur lui, fulgurante comme un météore. Les phares d’une voiture arrivant en sens inverse. Orsie s’était déporté inconsciemment sur la gauche. « A droiiiiiiite ! beugla la vigie. » Un coup de volant mal mesuré jeta le fourgon à l’extérieur de la route. Ce dernier survola un fossé, escalada un talus herbeux pour terminer sa course, dans un craquement de ferraille, à l'entrée d'un champ de maïs. S'ensuivit un silence auquel Barny coupa court le premier. « C’était peut être un peu trop à droite ! » 8月28日 On est pas couché -Et maintenant dans On est pas couché, on va parler d'un roman, Le T shirt blanc Meetoc Réel. Son auteur s'appelle Solène Vosse, c'est son deuxième roman. Nollau, vous l'avez lu pour nous ! Alors quel est votre verdict?
Mièvre, téléphoné, un style indigent, on touche le fond de la médiocrité... Ah merde, excusez moi,j'étais en train de vous lire mon papier sur le dernier Marc Lévy...
-Bon alors ce roman de Solène, vous en avez pensé quoi?
-Très franchement Laurent je vais vous dire...
-Oh non, Francis, n'arrose pas ma belle chemise ! Déjà qu'avec la chaleur dans le studio j'ai des auréoles sous les bras...
-Francis, nous sommes en démocratie, Nolleau a le droit de parler, c'est même pour ça qu'on le paie. Allez y Nollau !
-J'ai bien aimé, mais le style de cette romancière ne me subjugue pas autant que Charles Pollet, par exemple. Charles est l'auteur du formidable Catalogue de la redoute. La perfection littéraire transparaît dans chaque page de ses oeuvres ! Solène et tous les écrivains de sa génération devraient s'inspirer de sa plume trempée dans le génie !
![]() - Non mais tu dis des conneries plus grosses que toi Nolleau ! La Redoute n'a jamais été de la littérature ! Tandis que La Disparition est une véritable oeuvre de littérature ! Elle a un style, merde alors ! Elle l'impose depuis L'Orage ou la flute ! Tu l'as lu au moins?
-c'est pas un pseudo poéte qui va m'apprendre ce que c'est la littérature ! La Redoute est une leçon de littérature ! Retourne jouer dans ta cour, troubadour, et laisse parler les spécialistes !
-Mais je vais lui casser la gueule à ce scribouillard de mes deux ! Retiens moi Jean Marie !
-Calme toi Francis, t'as les narines qui se dillatent !
-Et moi, on me demande pas ce que j'en pense de ce roman?
-Zemmour vous allez pas foutre la merde à votre tour ! Gardez ça pour vous, vous aurez le droit de parole la semaine prochaine... on invitera Mimie Mathy pour son nouveau bouquin, c'est moins dangereux !
8月25日 Merci Merci à tous ceux qui passent sur cet espace et qui me laissent toujours un commentaire encourageant ! Ils se sont certainement reconnus, il n'empêche que je veux quand même les citer, parce qu'est les best !
Merci à toi Solène qui me suit depuis que j'ai ouvert ce blog, qui est ma plus fidèle et indispensable des lectrices (même quand t'as pas le temps, tu trouves toujours le temps !), qui m'a prouvé que l'amitié sur le net n'est pas que virtuelle à travers tous les échanges que nous avons pu avoir ! Solène est écrivaine. Elle a selon ses propres mots du mal à exister en dehors de l'écriture. Elle s'y donne à fond pour ses lecteurs, et croyez moi que le résultat est là !! Ses écrits lui ressemblent, introspectifs, philosophiques, mélancoliques. Elle place l'humain au coeur de ses romans où la complexité des sentiments, du rapport à l'autre, est rendue avec une justesse remarquable. Venez découvrir sur son blog sa toute dernière nouvelle inédite, La disparition, qu'elle a écrit pour nous les Blablablogueurs. Un polar psychologique plein de suspens !
Merci également à Pascal qui me lit depuis peu et qui me fait des observations toujours très intéressantes, très constructives au sujet de ce que je fais ! Pour lui aussi l'écriture est une passion et je ne saurais que vous encourager à faire un tour dans son univers auquel j'ai tout de suite accroché ! Les quelques extraits de son premier roman paru au Manuscrit le tour du Monde en 5 femmes vous donnera une idée de sa plume truculente qu'il trempe dans un humour désopilant mais jamais lourd. Sa bonne humeur est communicative, alors merci Pascal et continue dans cette voie !
Merci enfin à Faith, pour ses encouragements pour mon roman ! Et merci à tous les autres qui sont passés un jour et m'ont laissé un petit mot. Ca compte beaucoup pour moi ! Sur ce je sais ce qu'il me reste à faire, m'atteler à la suite !
Solène et Pascal je passerai sur vos blogs très prochainement, c'est promis ! Toute mon amitié. Nico 8月18日 roman livre 2 (15)Froggie traîna avec force peine un flacon de cire blanche plus lourd qu'elle jusqu'à la portière coulissante. Athos chargé d'en déposer un autre près des portes battantes, rencontra encore plus de difficultés. La Marafrogue s'inquiéta de le voir ahaner comme un cheval au labour. Petit Prof n’avait plus ses 100 ans. « Hé, le sac à muscles, on a besoin de toi ! héla t’elle, en pleine possession de son insolence. L’Ancien va te remplacer ! -L’Ancien ! s’offusqua le Canidogue, ses pattes avant plantées sur les hanches. Tu vas voir si je suis ancien !» Il envoya rouler la bouteille sur le plancher, dans un regain d'énergie, si fort qu'il manqua de l'envoyer sur la route. Les portières arrière en liberté, que le vent combiné à la vitesse rabattait et rouvrait avec fracas, assénaient une rythmique métallique. Athos prît Froggie à témoin de son tour de force "Alors, qu'est-ce qu'elle dit de ça ?" lui jeta t'il fièrement avant qu'une douleur lombaire ne lui inspire une grimace cocasse." Sly prît la relève. Pour une fois simple exécutant, il s'achemina jusqu'au bord du fourgon. Sous ses pattes, défilait le ruban d'asphalte que le reflet des lampadaires nimbait d'une teinte orange blafarde. Face à lui, un phare de moto l'accablait de sa lumière ronde et vorace semblable à l'œil d'un cyclope. Commandant ferma les yeux, tâtonna jusqu'au bidon de cire liquide qu'il déboucha. Les policiers en chasse n'avaient, quant à eux, encore rien débouché depuis leur prise de service. Le doute les saisit néanmoins à l'instant où un ours polaire d'une taille de double décimètre se mettait à répandre de l'encaustique sur la route. "C'est quoi cette bestiole! Mais c'est un truc de fou! s'estomaqua le bleu au volant de la voiture de patrouille." Son coéquipier intercepta sa main avant qu'elle n'eût saisie la CB. Il lui prodigua alors ce sage conseil. " Ne dis rien au Central. Sauf si tu tiens à souffler dans le ballon à ton retour ! -Mais tu LE vois comme moi ! lui rétorqua le jeune flic. Et eux aussi ! ajouta-t-il en désignant ses collègues sur deux roues. -Je te fiche mon billet qu'ils la fermeront ! » Les motocyclistes en question s'étaient écartés du sillage cireux du fourgon. A vrai dire, la voie de droite n'était pas non plus sans danger depuis que Froggie, par la portière latérale, s'évertuait à déverser une bouteille. Le patrouilleur de tête sentit l'adhérence à la chaussée se dérober. Il lutta pour garder l'équilibre mais la gravité dictait ses lois. Il coucha sa monture chromée, l'accompagna dans sa glissade sur une dizaine de mètres. Son partenaire de chevauchée l'évita de justesse. A cet instant, Barny réalisa qu'il était en train de se jeter en plein dans le cul d'une voiturette sans permis. Celle ci s'était infiltrée dans le couloir de dépassement, à gauche. Etrange idée dans la mesure où son capot renfermant plutôt des boeufs que des chevaux, elle pouvait doubler tout au plus une trottinette. "A droite! hurla le Bizur à quelques secondes de l’impact. L’embardée qui suivit déséquilibra Sly toujours affairé à cirer la route. Ce dernier se sentit basculer en avant. Il se rattrapa in extremis à la portière, plus chanceux que son bidon qui se perdit sur la voie express.
(à suivre) 8月10日 roman livre 2 (14) Résumé très simple de l'épisode précédent: les Goozmes ont volé une camionnette et ont les flics aux trousses.
Le ciel pouvait bien attendre mais pas les Goozmes, fût-ce même l'espace d’un feu rouge. La camionnette redescendit le trottoir dans un bruit de ferraille pour imprimer une arabesque de gomme en travers de l'avenue adjacente. Elle prît la direction de la zone industrielle nord du Mans. Son chauffeur donnait l'air de connaître sa direction. Or pas du tout. Les six passagers, si l'on laissait de côté Jo toujours assoupi, s'étaient juste accordé leurs violons sur la destination à rejoindre: Chambord. Orsie s'était fié au panneau "toutes directions" posé ostensiblement à l'intersection, pensant qu'il n'existait qu'une seule ligne pour se rendre n’ importe où. « Ils sont toujours après nous ! informa Orsie en jetant un œil dans le rétroviseur. L'avenue comprenait trois voies, et Barny naviguait d'une file à l'autre, dépassant des voitures en flot discontinu, aux seules indications de son Jumeau. Les automobilistes répondaient aux queues de poisson par un torrent de klaxons, bouillonnement sonore qui composait avec la sirène policière une symphonie urbaine jouée aux heures de pointe. Les motards se frayaient un passage dans le trafic avec une souplesse que n'avait pas d'égal la loià l'égard deq chauffards refusant d’obtempérer. Ils étaient comme des souris se jouant de tous les obstacles jusqu'au fromage, à cette nuance près que celui ci n'était pas disposé à tomber entre leurs pattes de cuir. Il n'appartenait qu'aux Goozmes de ne pas finir au trou… de gruyère. "Il faut se débarrasser d'eux!" lança Froggie, consciente que le plus dur restait à trouver comment. Une voiture de police, qui remontait l'artère dans l'autre sens, s’invita à la fête. Son chauffeur accomplit un demi-tour avec la maestria de Starsky au volant de sa Ford Gran Torino. Les pneus couinèrent, tandis que s’allumaient les gyrophares de la rampe de toit. Les témoins de la scène se posant la question s'ils se trouvaient toujours en France et non dans quelque coin de l'Amérique se rassurèrent au son du bon vieux pin pon. Pendant ce temps, Athos et Froggie s’étaient mis en quête d'ustensiles susceptibles de ralentir leurs poursuivants. Chacun passa en revue le chargement à bord composé d’un aspirateur, d’un karcher, d’un chariot de ménage, et de toute une gamme de produits d’entretien. La Marafrogue porta une attention particulière sur les détergents et des flacons de cire liquide. «J’ai une idée, dit-elle à Petit Prof en lui montrant la cire. Aide à moi à prendre ces bouteilles ! » Mais à peine s'eût-elle emparé d'un bidon qu'une brusque embardée la fît dinguer contre la portière coulissante. Athos fût envoyé bouler jusqu'au chariot comme un marin partageant une valse avec une mer démontée. Barny avait pris un rond point à contre sens. Orsie qui lui servait d'yeux découvrit son erreur dans une illumination... Celle des phares d'une voiture surgissant en face. Il plongea sur le volant pour faire un écart désespéré sur la droite. La largeur de la place fût juste suffisante pour se faire frôler les deux véhicules. Le fourgon mordit le centre bombé du carrefour giratoire, garni de plusieurs lignes de murets blancs. Dans sa manoeuvre d'évitement, l'automobiliste dévia au maximum vers l'extérieur de l'étoile. Le flanc de carrosseriese crissa contre une glissière de sécurité, créant une gerbe d'étincelles. "Hé, c'est moi qui conduit ! protesta Barny en reprenant les rennes à son frère. Remonte me guider ou on va finir par avoir un accident!" Orsie réintégra son poste de vigie. Sitôt s'était-il échappé du rond point qu'une constellation frémissante de lampadaires et de grandes enseignes l'éblouit d'un éclat plus froid que le plus glacial des feux stellaires Sous ses yeux s'étendait la ZAC du Mans scindée par une route à 2x2 voies. Les façades commerciales luisaient comme s'il fallait rappeler même la nuit aux exclus de la consommation ce à quoi ils n'avaient pas droit. Du haut du tableau de bord où il surveillait le rétroviseur, Sly vit un motard entreprendre tout à coup une manoeuvre. Ce dernier était sur le point de faire un dépassement par la gauche. Les yeux du Bizur se plissèrent en une expression interrogative. Un objet rectangulaire brillait dans la main droite du policier: Il comprit en le voyant abaisser son bras en direction des pneus. Sly bondit sur le volant pour lui donner une brusque impulsion sur la gauche. L'embardée fît dévier le tir du flic. La balle, destinée au pneu avant, perfora la carrosserie au niveau du réservoir. "Enfin, vous allez me laisser conduire à la fin ? se fâcha Barny qui n'avait pas compris au claquement du coup de feu. -Froggie, si t'as un truc pour les ralentir c'est le moment ! dit Sly en se juchant à nouveau sur le tableau de bord." -J'aime quand tous les espoirs se portent sur moi! se gargarisa Froggie. -Tes commentaires comme quoi t'es indispensable, tu peux t'en dispenser ! rétorqua Athos avec humeur. -Pfff, t'es jaloux parce que c'est pas toi qu'a trouvé l'idée!" Les deux compères suspendirent leurs chamailleries à un fil ténu, pour se mettre au travail.
(à suivre) 7月27日 week end à JullouvilleFin de journée sur la plage de Jullouville. Quand le soleil irise la mer.
Excursion vers la Cabane Vauban. Pour atteindre ce bastion, mieux vaut prévoir de bonnes chaussures de randonnée,
car le relief côtier est accidenté et excessivement caillouteux. Arrivé là haut, on est récompensé par le cadre.
Vue sur une crique... Hou hou y a quelqu'un?
La Cabane Vauban
Vigie postée au Nord de la Baie du Mont St Michel, la cabane Vauban est un petit bâtiment de pierre avec aussi une toiture en pierre. Un corps de gardes fût construit en cet endroit parmi plusieurs édifices similaires échelonnés sur le pourtour de la baie du Mont St Michel, quand la défense du littoral fût réorganisée par Vauban à la fin du 17e siècle, car l'anglais restait toujours l'ennemi héréditaire. Vauban visitant les défenses de Granville et du Mont St Michel en 1699, ne s'arrêta sans doute pas
à Carolles. www.ville-carolles.fr/.../la-cabane-vauban
Par temps dégagé, la silhouette du Mont St Michel est visible depuis la cabane Vauban.
De retour de ma première pêche à la crevette. Je suis fait pour m'entendre avec les crustacés. Je suis golé comme une crevette, si je m'oins pas de trois tonnes de crème solaire je deviens une écrevisse ou un homard comme vous voulez, et je suis une vraie pince... de crabe bien sûr !
J'ai l'air d'un vrai psychopathe sur la photo... Faut dire que je suis la terreur des crevettes !
Oui bon, elles sont pas lourdes mes prises, mais je suis pas arrivé brocouille comme on dit dans le Bouchonnois... La pêche à la crevette c'est deux heures dans l'eau avec ton haveneau, voire trois si t'en trouves pas mal et que t'es motivé (et que t'as pas eu un orteil d'emporté par une pince de crabe vindicatif), et moins autant de temps passé à les éplucher. Faut pas être affamé, mais t'as le plaisir d'avoir pêché ton dîner. Enfin bon, en ce qui me concerne ça compte à peine
pour un hors d'oeuvre...
La pêche de Pierre a été plus fructueuse! Beaucoup de bouquets dans le lot!
7月21日 le phare à On?
"Oh, c'est haut! Oh, c'est encore plus haut !" Encore plus haut que le phare des Baleines? Une scène d'anthologie du Petit Baigneur. 7月16日 soirée chez Léo (3) SOIREE CHEZ LEO (3e et dernière partie)
11) Aux urgences. Karim et Léo patientent dans la salle d’attente. Léo s’amuse à lancer en l’air Mr Malchance et à le rattraper. Il voit qu’un petit garçon assis de l’autre côté du couloir à côté de sa maman le regarde avec de grands yeux tristes. Il tend la peluche vers lui. Le môme se lève, s’avance vers Léo.
Léo (lui tendant) Tu le veux ?
Le môme le prend dans ses mains.
Le môme Pourquoi il a jamais de chance ?
Léo Qui ça ?
Le môme Monsieur Malchance, pourquoi il a jamais de chance ?
Léo (embarrassé) Euh…. Parce qu’il n’a de petit ange gardien.
Le môme Qu’est ce qu’il faisait le petit ange gardien à mon papa ? Pourquoi il l’a pas empêché d’avoir un accident avec sa voiture ?
La mère du petit garçon, le visage rongé par l’inquiétude, l’attrape par la main.
-N’embête pas ces messieurs, Romain.
Karim et Léo (en chœur) Il ne nous dérange pas !
La mère Redonne cette peluche, elle n’est pas à toi !
L’enfant redonne le bonhomme en soupirant. Un médecin arrive à cet instant avec une radio à la main.
Médecin Vous êtes de la famille de Thibault Guillot ?
Karim Des amis. Sa famille a été prévenue.
Médecin Bien. Alors la radio montre une légère commotion cérébrale, une fracture du maxillaire gauche et du nez auxquelles il faut également relever un hématome sous l’œil gauche, ainsi qu’une plaie ouverte au niveau de l’arcade sourcilière gauche. Rien de grave.
Léo Vous appelez ça rien de grave, vous ?
Médecin Rien de grave dans le sens où votre ami ne gardera aucune séquelle physiologique irréversible. Voilà, si vous voulez bien m’excuser, messieurs.
Le médecin retourne au service radiologie. Jeff arrive le nez plâtré.
Jeff Le premier qui ricane, je lui pète sa gueule.
Karim Arrête, ça te donne un charme je trouve. D’ailleurs, tu fais de l’effet à la standardiste mignonne là bas (désignant un bureau d’accueil un peu plus loin dans le couloir)
Jeff Sérieux ?
Karim Sûr que oui, tu lui plais, ça se voit comme ton… euh, nez, au milieu de la figure. Les deux amis partent dans un fou rire.
Jeff Bande de cons.
Léo Moi j’avais le pressentiment que t’allais finir la soirée avec un coup dans le nez.
Karim Elle est bonne aussi celle là !
Ils rigolent jusqu’à se faire rappeler au silence par la fameuse standardiste.
Jeff Des nouvelles de Thibault ?
Karim Bien esquinté, mais il devrait survivre.
Ils se dirigent tranquillement vers la sortie des urgences. Tous les trois ont de nouveau le sourire aux lèvres. Léo chuchote même des blagues. Puis soudain un cri de femme retentit dans le couloir. Tout le monde se retourne car le cri vient de derrière eux. Léo reconnaît la maman qui était assise à côté de son petit garçon. Elle a le visage plongé entre ses mains. Un docteur est à côté d’elle.
Léo (murmure) Merde…
Les larmes lui montent au bord des yeux. Les trois amis reprennent leur marche, mais plus aucun ne sourit.
12) Fondu enchaîné. Ext. C’est le milieu de la nuit. Léo descend de voiture, salut ses potes, s’engouffre dans l’immeuble. Il monte les dernières marches de l’escalier. Il découvre une jeune demoiselle endormie, roulée en boule juste devant sa porte. Il la reconnaît.
Léo Claire ?
Il la secoue doucement. Elle se réveille.
Claire Léo ?
Léo Mais qu’est ce que tu fais là?
Elle se redresse lentement, encore dans le gaz.
Claire (d’une voix éteinte) Je suis parti de chez mon père. J’ai nulle part ou aller, Léo.
13) Intérieur de l’appart. Dans la cuisine, autour de la table. Claire boit un chocolat chaud. Léo, assis en face d’elle, l’écoute parler. On avait fait connaissance de Claire dans la précédente aventure de Léo. C’est une jolie blonde à lunettes.
Claire Il avait bu. Quand je suis arrivée, y avait des cannettes vides sur la table. Il était sur son canapé en train de cuver. Ca m’a mis hors de moi. Il avait bien tenu jusque là. Tu crois que c’est ce qu’aurait voulu maman ? que je lui ai dit. Que tu te détruises et que tu me détruises, moi ? Je lui ai arraché la cannette et je l’ai balancée par terre, elle était encore pleine mais je m’en foutais. Il a commencé à m’insulter, à me parler comme si j’étais de la merde ! A moi sa fille ! Alors je suis partie de l’appart… Tu comprends, j’en peux plus ! Parce que je savais que si j’allais m’enfermer dans ma chambre, bientôt il viendrait me supplier de lui pardonner pour ce qu’il m’a lancé, qu’il pensait pas ce qu’il m’avait dit, en prenant son air misérable. Et que je savais que je lui pardonnerais encore une fois… comme la conne que je suis !
Léo (en lui prenant la main) Allons, dis pas ça.
Claire Pour lui je suis rien que de la merde. Tu comprends, j’ai 25 piges, pas de situation. Tu crois que c’est avec tes foutu dessins que tu vas gagner ta vie ? qu’il me sort à chaque fois. C’est pour ça que je t’ai payé des études ? Pour que tu fasses des dessins ? Vas-tu enfin te bouger le cul et te chercher un vrai boulot ! C’est lui qui me dit ça ? Alors qu’il bosse plus depuis que maman est morte ! Il accepte pas le fait que j’ai pu me tromper de voie. Mais je veux devenir illustratrice ! C’est mon rêve !
Léo reste silencieux.
Claire Qu’est ce que tu ferais à ma place ?
Léo Je dessinerais. Tu as beaucoup de talent. Mais ça fait pas tout le talent, il faut beaucoup travailler.
(un silence)
Claire Tu sais, on se connaît pas depuis si longtemps, Léo… Pourtant c’est à toi que j’ai pensé quand je suis parti de chez papa. T’es quelqu’un en qui j’ai confiance.
Léo Tu sais, tu peux rester autant de temps que tu veux ici.
Claire (en baissant les yeux vers le sol) Bon, tu me racontes ce qui s’est vraiment passé ici ? Les cannettes cassées, les gouttes de sang par terre ? Je sais que c’est pas juste une coupure au doigt…
14) Salon Léo rabat une couverture sur Claire allongée sur le canapé.
Léo Ce sera plus confortable qu’un paillasson. ( il lui tend Mr Malchance) Tiens, il te tiendra compagnie. Presse lui le ventre plusieurs fois et il te fera la conversation.
Elle lui presse l’abdomen.
Mr Malchance Bonjour ! Ail ouil ouh la la !
Ca la fait sourire.
Claire C’est tout ? Il dit rien d’autre?
Léo Ben, qu’est ce que tu dirais d’autre si t’avais mal ?
Claire (en gueulant comme un charretier) Putain de marteau à la con !
Ils rient tous les deux.
15) Chambre. Léo dort à poings fermés. La porte de sa chambre s’ouvre à grand fracas. la lumière s’allume. Il se réveille dans un sursaut. La brute qui a tabassé Thibault se trouve là, devant lui. Elle se masse les poignets.
Léo Vous! Non, c’est impossible ! On vous a embarqué!
Brute J’ai massacré tous ces connards de flics. Je les ai…(se donnant un coup de poing dans la paume de la main) brisés ! Maintenant, je vais te faire saigner! Je vais te broyer!
Léo (en se plaquant contre le mur) Non, me touchez pas ! Au secours ! Au secours !
La brute se jette sur lui. Il gesticule dans son lit en hurlant tandis que Claire essaie de le réveiller.
Claire Léo ! Léo ! Réveille toi !
Il se calme, regarde son amie avec des yeux hébétés.
Claire Tu as fait un cauchemar !
Léo regarde tout autour de lui, encore haletant. Puis il raconte.
-Le mec qu’a envoyé Thibault à l’hosto… Il était rentré dans ma chambre… Il me regardait avec ses yeux de tueur. Il allait me casser en deux.
Claire Ce n’est qu’un rêve. N’ai pas peur, je suis là.
Léo Oui… oui, c’est ça, ce n’est qu’un rêve. Je vais essayer de me rendormir.
Il enfonce sa tête sous les draps comme un gamin qu’aurait peur des fantômes. Claire se dirige lentement vers la porte de la chambre. Elle se retourne.
Claire Léo ?
Léo (en sortant la tête des draps) Oui ?
Claire Tu me laisserais une petite place à côté de toi ?
16) Dans la chambre.
Léo est allongé sur le dos. Claire est blottie contre lui.
Léo (à lui-même) Je crois que j’arriverai plus jamais à me rendormir…
FIN
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